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07/09/2026

L’extrême gauche met en cause le suffrage universel.

 

 

 Paroles prononcées le 2 septembre 2026 par l’un de ses représentants :

« Si on veut créer un surplus de mobilisation dont on considère que c’est à cette seule condition qu’on est en capacité de l’emporter, il faut que la société, excusez moi du terme, soit chaude, qu’elle soit mobilisée, activée, passionnée, impliquée. (…) Si on veut gagner, il faut encourager les conditions d’une mobilisation post-électorale mais aussi préélectorale. Ça me paraît décisif et déterminant. »

Un message que n’auraient pas renié les groupes nazis ou staliniens des années trente. On pourrait donc tout s’autoriser pour que le peuple vote bien.  Et s’il vote mal ?

 

 Les hommes (et les femmes !) de ce pays ont lutté pendant un siècle et demi pour que librement le peuple puisse faire entendre sa voix. Au nom de quoi, de qui, de quelle nouvelle idée faudrait-il que le suffrage universel n’ait pas le dernier mot ?

 C’est l’occasion de rappeler l’article 21 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 :

 « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

  §