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22/04/2018

2500 pour 200

 

 


 Comment en est-on arrivé à mobiliser 2500 policiers pour tenter de libérer un territoire occupé illégalement par 200 personnes ?

 Il faut reconnaître que les exigences ne sont pas les mêmes des deux côtés. Si les « occupants » des lieux lancent des projectiles et blessent des policiers, ils doivent s’attendre à une riposte de ceux-ci. Si les policiers blessent un manifestant, ils peuvent s’attendre à pire : une campagne nationale d’information avec témoignages et photos à l’appui dénonçant les violences policières, avec éventuellement une mise en cause de la politique gouvernementale, pouvant aller jusqu’à la démission du ministre concerné.

 On voit que le combat est inégal. Les uns attaquent par tous leurs moyens disponibles, allant jusqu’à rechercher l’incident. Les autres font tout ce qu’ils peuvent pour l’éviter.

 La démocratie se doit d’accorder la parole à tous. Elle dispose pour cela d’un système électoral qui fait des gouvernants les représentants de la volonté générale. A cela s’ajoute tous les droits de manifestation, de publication, de réunion et d’organisation à condition qu’ils soient compatibles avec les lois de la république. Le droit de manifestation s’applique à Notre Dame des Landes. Le droit de propriété aussi. Vais-je accepter, au nom du droit de manifester qu’un cortège traverse mon jardin ? Non. C’est le sens du discours du président de la république, je l’approuve.

 Malgré les discours, les avertissements, les menaces, le problème de l’occupation illégale d’un territoire n’est pas résolu après plusieurs semaines d’affrontements et de tergiversations. Tout simplement parce que nous sommes en France. Je suis certain que la même situation pourrait se produire en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou dans d’autres démocraties. Mais jamais au grand jamais à Cuba, en Algérie, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Corée du nord car dans ces pays la loi est injuste…et respectée. En démocratie, 200 personnes peuvent occuper illégalement des terres, bloquer une université, lancer des cocktails Molotov, occuper les unes des médias, parler dans tous les micros des télés et des radios, quand soixante millions d’autres vaquent à leurs occupations, cultivent leur terre, respectent les règles ou s’acquittent de leurs contraventions, paient leurs impôts, cherchent un emploi ou préparent leurs examens.

 


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14/04/2018

Savoir

 

 

 Cinquante ans ont passé. Tout ce qui en deux mois avait été bousculé s’est remis en place : un ordre pépère ouvert à tous les égarements où se complaît l’esprit humain quand il dort.

 Mais tout le monde ne dort pas, malheureusement. Les événements du siècle passé nous ont appris que la liberté et la démocratie ne sont pas des acquis définitifs. Il faut le dire et le répéter dans les écoles et les familles. Car une arme nouvelle est à la disposition des forces obscures : les mal nommés « réseaux sociaux ». Ils n’ont rien de social et peuvent véhiculer les idées les plus dangereuses. Un piège tendu à une jeunesse perpétuellement distraite car scotchée sur trente millions d’écrans de toutes dimensions qui diffusent à tout moment tout et n’importe quoi.

 Il y a cinquante ans, tous les soirs à 20 heures la télévision publique nous bourrait le crâne. Aujourd’hui grâce au progrès technique, 24 heures sur 24 on nous apprend que la période des soldes commence demain à 9 heures, que la camarade de classe a un copain ou pire une copine, que la prof n’en a pas, que l’orthographe et la syntaxe n’ont aucune importance, que la terre est plate, que l’humanité est née il y a cinq mille ans, et tout cela en temps réel ce qui est fantastique.

 Ajoutez à cela l’anonymat qui permet la propagation des rumeurs. Impunément. Le pseudonyme est déjà un mensonge en lui-même, par omission. Qu’attendent les autorités pour l’interdire ?

 Elle est sans fondement cette idée que les nouveaux systèmes de communication parce qu’ils sont pratiques et rapides sont des moyens infaillibles de s’informer, d’apprendre, de se cultiver tout en rapprochant les individus. Comme si les connaissances pouvaient être livrées sur un plateau ! Si cela était vrai, l’école, le lycée et l’université n’auraient pas de raison d’être. L’acquisition de connaissances exige un effort, au minimum une participation. En appuyant sur un bouton on n’apprend rien. Apprendre, c’est donner de soi-même, chercher, poser des questions, mettre en doute, critiquer, refuser, nier. Prendre ses distances. Réfléchir.

 A l’inverse, on peut « avoir le réseau », la « 4G », un écran plus grand, être informé de partout, recevoir en direct des images des cosmonautes en suspension dans le vide intersidéral …et ne pas savoir qu’ici, dans cette maison, une enfant souffre en silence parce que des voyous font circuler sur Internet une image d’elle en tenue dépouillée, photo prise en cachette dans une cabine de douche lors d’une sortie en classe verte. On ne peut s’empêcher d’imaginer ce que feraient aujourd’hui un Hitler ou un Staline avec la fibre et les satellites.

 Outre le risque d’offrir une large audience à l’expression des plus bas instincts des individus, il y a l’illusion qu’on peut, en tapant un mot, tout savoir sur tout. Derrière une communication de façade, des sollicitations continuelles et des informations éparpillées, il faut craindre le pire : l’effacement d’une pensée intérieure, personnelle, originale.

 

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01/04/2018

Le gauchisme est-il un humanisme ? (suite)

 

 

 Le ministre de l'éducation nationale avait proposé "un temps d'explication et d'échange" entre professeurs et élèves en hommage au colonel Arnaud Beltrame qui au prix de sa vie avait sauvé celle d'une femme prise en otage par un terroriste islamiste.


 Un syndicat, voyant là "une rhétorique nationaliste" a cru bon de préciser qu'il n'y avait dans cette proposition "aucun caractère obligatoire", et que les enseignants pouvaient "user de leur liberté pédagogique". C'est ce même syndicat qui avait tenu des stages "antiracistes" ouvert à tous sauf aux blancs.


 Sont-ce les mêmes qui prônent le "Vivre ensemble" ?

 

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