03/04/2025
Un grand écrivain
Déclarations honteuses d’un milliardaire qui se prend pour le roi du monde,
celles guerrières d’un dictateur qui, au mépris du droit, veut reconstituer un empire perdu,
celles inconsidérées, d’un président va-t’en guerre et qui n’en a pas les moyens,
que de mots, de postures pour nous faire oublier l’essentiel :
un grand écrivain est séquestré par une dictature,
des innocents sont détenus sous la terre par une organisation terroriste,
partout, à l’école, dans le sport, dans les universités l’islamisme progresse, dans certains quartiers on doit subir la loi des narcotrafiquants,
un antisémitisme galopant comme le pays n’en avait pas connu depuis la guerre, qui n’a indigné un mois après le pogrom du 7 octobre que 170.000 personnes dont ne faisait même pas partie le président de la république,
je suis ce matin devant une feuille blanche. Quoi dire ? Il me reste ces quelques mots de Boualem Sansal :
« …les gens allaient leur chemin comme on leur disait, ne traînant les pieds que lorsque la fatigue les gagnait et commençait à éclaircir les rangs. Tout était bien réglé et finement filtré, il ne pouvait rien advenir hors la volonté expresse de l’appareil. » (2084 La fin du monde)
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12:02 Publié dans Autour d'un mot | Lien permanent | Commentaires (1)
Commentaires
Il y a une dizaine d'années j'écrivais (à propos):
Il y a la majorité silencieuse qui feint de ne rien voir, de ne rien entendre, de ne rien comprendre, de ne rien savoir et qui n’aspire qu’à la paix…chez elle.
La bête, la bêtise, la bête humaine, la bête immonde respire encore.
Maintenons vivant le serment des déportés de Buchenwald : « Plus jamais ça ! »
Nous ne devons pas garder le silence.
Écrit par : Pourny | 03/04/2025
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