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02/09/2026

belles pages : l’abbé Grégoire

 

 

 

 Des enfants de confession juive quittent l’école publique,

des personnes victimes d’insultes ou d’agressions quittent le pays,

une fillette est violée parce qu’elle n’avait pas « avoué » son origine,

l’arbre planté devant la tombe d’Ilan Halimi a été scié dans la nuit,

un rabbin est agressé alors qu’il tient la main de son enfant,

des représentants du peuple s’amusent en prononçant certains noms de famille…

 

Tout cela se passe en 2026, en république française, dans le plus grand silence. Face à ces horreurs, que faire ? Attendre l’émergence de femmes ou d’hommes courageux qui, comme l’abbé Grégoire, oseront un jour se dresser contre ce dogme ancestral fondé sur des mensonges : l’antisémitisme ?

 

Abbé Grégoire, 1789 : Assemblée nationale, Motion en faveur des juifs :

Un siècle nouveau va s’ouvrir, que les palmes de l’humanité en ornent le frontispice ; et que la prospérité, bénissant vos travaux, applaudisse d’avance à la réunion de tous les cœurs. Les juifs sont membres de cette famille universelle, qui doit établir la fraternité entre les peuples ; et sur eux comme sur vous la révélation étend son voile majestueux. Enfants du même père, dérobez tout prétexte à la haine de vos frères, qui seront réunis un jour dans le même bercail. (…) Et qu’enfin le juif, accordant au chrétien un retour de tendresse, embrasse en moi son concitoyen et son ami.

Abbé Grégoire, octobre 1789 : projet de décret :

(L’Assemblée nationale) défend sévèrement d’insulter les membres de la nation juive, qui, tous, désirent de trouver dans les français des concitoyens, dont ils tâcheront de mériter l’attachement et l’estime.

 

§