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08/01/2015

Hommages

 

 

Sous le choc, il faut surmonter sa colère, mauvaise conseillère. 

Respect pour les victimes, leurs proches qui sont dans la douleur. 

Hommage au journal, drapeau de la démocratie. 

Hommage aux artistes qui dessinent leurs idées avec talent et courage. 

Hommage à deux policiers qui ont perdu la vie dans l'accomplissement de leur mission. 

Hommage à ceux qui étaient là, invités. 

Hommage à ceux qui étaient là comme l'agent d'entretien hier. 

Hommage à ceux qui se battent, hommage au journal danois Jyllands-Posten, hommage au dessinateur Kurt Westergaard. 

Hommage à ceux qui s'étaient manifestés pour défendre la liberté de la presse quand Charlie Hebdo fut traduit devant le tribunal correctionnel de Paris en février 2007. 

Hommage à tous ces journalistes, ces dessinateurs, ces patrons de presse qui demain, après-demain, bientôt, publierons et à la une le dessin d'un prophète avec une bombe sur la tête en guise de turban. 

Je suis Charlie.

 

 

 

10:20 Publié dans gens | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : charlie hebdo

Commentaires

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Salut Michel
Nous ne sommes pas des Charlie : les vrais Charlie sont morts.
Je ne suis pas si sûr, comme toi, d'être un Charlie, je ne suis pas si sûr d'être un mouton de Panurge, imitant les foules bien-pensantes aux cerveaux lavés par l'idéologie ramollissante des Umps pro-gentils-musulmans, les bons démocrates Umps qui, si bons avec le bon peuple, si tolérants avec les bons musulmans, ont permis que ce bon peuple se fasse massacrer par les gentils enfants de ces bons musulmans.

J'ai la nausée quand je vois tous ces politiques, puant d'hypocrisie, brandir l'étendard de la liberté, alors qu'ils étaient eux-mêmes les premières cibles des caricaturistes de Charlie, et ont été les premiers à souhaiter leur censure.

J'ai la nausée quand je vois cette foule de couilles-molles, manipulées par les gentils démocrates manipulateurs, arborer le nouveau symbole de la république et de la démocratie : "Je suis Charlie"...

Les caricaturistes n'avaient rien en commun avec cette mascarade pseudo républicaine, pseudo démocrate, ni avec ces milliers de couilles-molles qui vont défiler ce dimanche comme des gentils moutons de Panurge, gentilles marionnettes démocrates... ces milliers de couilles-molles bien-pensantes qui n'ont, pour 80%, jamais ouvert un Charlie Hebdo de leur vie...

Non Michel, tu n'es pas un gentil Charlie, je ne crois pas...
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Écrit par : Chris | 11/01/2015

Chris, voilà trop longtemps que tes commentaires me manquaient, je me sentais abandonné...non je plaisante, mais ta présence me manquait, oui, et ta verve que je constate toujours mordante. Afin de ne pas voir tous ces politiques, puant d'hypocrisie, brandir l'étendard de la liberté, je ne manifeste pas aujourd'hui. Je ne brandirai donc pas une pancarte indiquant que je suis Charlie. Si j'ai écrit ces quatre mots ici, c'est dans le même esprit que je fus le 12 septembre 2001, je me sentais américain, d'autant plus américain que d'autres pensaient que c'était bien fait, comme un juste retour des choses. Face aux terroristes, je suis Charlie. Mais ça, c'est le 08 janvier. On s'arrête là. Place à la réflexion. Aujourd'hui dans la manifestation les plus entendus sur toutes les chaînes seront ceux qui n'ont pas bougé leur cul quand Philippe Val était devant le tribunal correctionnel pour avoir publié ces caricatures. Quand aux lecteurs de Charlie hebdo, s'il n'y avait probablement pas beaucoup de musulmans, parmi les manifestants d'aujourd'hui, il n'y avait pas beaucoup d'abonnés. Note bien que je n'étais pas abonné non plus, et que si je riais de bon cœur, il m'arrivait aussi de ne pas être à l'unisson des unes, quand elles mettaient sur le même plan les représentants de trois religions, comme je l'ai écris ce matin, les intégristes catholiques (et juifs) n'ont encore tué aucun journaliste en France, qu'il soit caricaturiste, humoriste ou libre penseur. Je ne suis donc ni un gentil, ni un méchant Charlie, je dis simplement que pendant que des millions de regards se tournent, effarés, vers les criminels, d'autres installent tranquillement dans notre société un dogme et ses coutumes incompatibles avec la démocratie. Et ceux qui sont aux premiers rangs des manifestants, par peur, indécision ou simplement manque de courage, en sont les complices.

Écrit par : Pourny | 11/01/2015

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