03/06/2026
Le pluriel ne vaut rien à l'homme. (G.Brassens)
Pour le vainqueur et ses supporters, cette soirée aurait pu être une fête. Mais des rues ont été saccagées, des vitrines brisées et des abris bus démolis. C’est désolant de voir des jeunes s’en prendre aux institutions, et aux premiers défenseurs de celles-ci que sont les gendarmes et les policiers.
Plus que désolant, c’est incompréhensible au sens propre du mot : on ne comprend pas. Pas la moindre revendication, pas le moindre slogan, pas le moindre mot qui pourrait expliquer cette violence.
Au cours de notre histoire, il y en eut de la violence, jusqu’à des guerres civiles. Mais toujours il y avait une raison : l’injustice, une querelle religieuse, le besoin de changer les choses (ou de ne pas les changer), un adversaire de l’extérieur ou de l’intérieur était désigné, on allait jusqu’à brûler son effigie ou à le brûler tout court. Violentes et parfois meurtrières, les grandes révoltes populaires étaient revendicatives. Elles s’annonçaient, se déclaraient, et ainsi elles s’expliquaient.
Aujourd’hui, rien. Pas un mot, pas de calicot, aucune demande ! Quant au projet, n’en parlons pas. Même si, malgré la triste expérience que nous avons des terreurs révolutionnaires, on en viendrait presque à souhaiter entendre ce jeune clamer : « Changer la vie ! » quand il brandit un canon d’artifice. Mais non, rien. Que des coups, des cris, du bruit et de la fureur.
Celui qui demanderait, regardant ces scènes terribles qui tournent en boucle sur toutes les chaînes, s’il vous plaît arrêtez l’image…là : qui est cet individu, pourquoi frappe-t-il, quel est son métier, pourquoi est-il ici maintenant ? Comment l’histoire de sa vie passe-t-elle par ce moment tragique ? L’ingénu qui poserait ces questions pourtant essentielles n’aura pas de réponse, même si sur le plateau tous les experts possibles sont réunis.
En dernier recours, on nous fera encore le coup de la « misère ». La gauche est maîtresse en la matière. Capitalisme > exploitation de l’homme par l’homme > inégalités, misère > délinquance. Cette équation sociale, sociologique, globalisante ne conjugue jamais l’être humain au singulier. Ce que nous appelions la « personne humaine » n’existe plus. Personne n’est responsable. La preuve ? Parmi les centaines d’émeutiers interpellés, aujourd’hui : aucun n’est en prison.
Hommage aux 178 policiers et gendarmes blessés.
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10:36 Publié dans libre pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : personne humaine, individu, meute
28/05/2026
Y a-t-il un parti d’extrême droite en France ?
Les bien-pensants répètent à qui veut l’entendre qu’en France le danger numéro 1 c’est l’extrême droite. L’extrême droite occupe-t ‘elle une place centrale dans la situation politique de la France d’aujourd’hui ? Et d’abord, qu’est-ce que l’extrême droite ? Ceux qui s’intéressent à l’histoire le savent, l’école leur a appris : c’est le fascisme, le nazisme, les croix de feu, les ligues, le racisme et l’antisémitisme, les déportations, les souffrances, les crimes et le négationnisme.
Sachant cela, y a-t-il aujourd’hui dans notre pays un parti d’extrême droite ? Si cela était, ça se saurait, il faudrait agir immédiatement pour l’interdire, juger et condamner ses dirigeants sur l’heure. Mais à part ici ou là des injures et des actes racistes ou antisémites, je ne vois aucun parti pour les prôner. Ah si, j’ai entendu récemment des mots inquiétants* classant et jugeant les français selon la couleur de leur peau. Un parti était effectivement à l’origine de ces horreurs, mais contre toute attente, il n’était pas de droite.
* « tout blancs, tout moches »
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09:56 Publié dans Autour d'un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extrême droite, extrême gauche
22/05/2026
Innommables
Les grandes idées ne sont jamais anonymes. C’est aux pénitents de porter la cagoule, aux bandits de masquer leur visage pour échapper à la justice. Les idées et les actes qui ont changé le monde furent toujours œuvres humaines, résultats de la pensée, du travail, du courage aussi de femmes ou d’hommes en chair et en os. Certes il leur fallut parfois se cacher, agir secrètement, pour échapper à la répression d’un pouvoir tyrannique. Mais la clandestinité n’est pas l’anonymat. Quand pour faire entendre sa voix, on risquait sa vie et celle de sa famille, quand pour libérer un peuple on devait rester dans l’ombre… mais pourquoi parler à l’imparfait ? Que des opposants au régime iranien se cachent, qui leur reprochera ? Qu’en Chine les internautes s’abritent derrière un pseudonyme, qui s’en offusquera ?
Des personnes confortablement installées en société démocratique, voudraient préserver leur liberté en se cachant! Les propos déshonorants, attaques à la personne, injures, dérives antisémites, négationnistes et néo-nazies, sans parler des textes et photographies diffusés par des pédophiles sont-ils l’expression de la liberté ? Serait-ce une atteinte aux libertés démocratiques de les interdire ? L’anonymat est trop souvent l’innommable. La lâcheté de ces-auteurs-qui-n’en-sont-pas est à la mesure de l’irrationalité de leurs élucubrations. Qu’on les contraigne à décliner leurs noms, ils disparaîtront.
Mais c’est un combat perdu d’avance. Les séraphins qui hurlent aux lois liberticides quand on propose d’interdire la dissimulation de son visage sauf en période de carnaval, qu’on autorise la police à ouvrir les coffres des voitures pour éviter les attentats et combattre le trafic de drogue, qu’on passe au scanner les passagers en aéroport, qu’on interdit le port de la cagoule aux manifestants, qu’on installe des caméras qui permettent d’identifier les délinquants, nos bons angelots clameront qu’au nom de la liberté il est interdit d’interdire, et que la démocratie consiste à tout permettre. Quitte à cultiver l’irresponsabilité. Un raisonnement qui tient la route ! Par sa tenue provocante la jeune fille violée l’avait bien cherché, l’agresseur de la vieille dame était dans le besoin, le père qui maltraite ses enfants avait lui-même été maltraité, le pédophile avait été violenté dans son jeune âge, les caïds de banlieue sont en désespérance, le terrorisme est lié à la misère, le port du capuchon, de la casquette ou du foulard sont autant d’expressions d’une identité culturelle que la société occidentale s’efforce d’annihiler. Quant aux victimes, la jeune fille, la vieille dame, l’enfant maltraité ou violé, le locataire d’un logement en banlieue qui a peur de rentrer chez lui, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. A eux il est interdit de se plaindre.
Alors que sur le net, on continue en cachette à déverser des propos immondes sur tout et sur rien, quelle importance ? Je dirai cependant à ces chaperons de la délinquance dissimulée que je n’ose imaginer le mal que ces innommés de la toile pourraient faire si un régime du type Vichy voyait le jour. Il y eut à l’époque quantité de dénonciations anonymes. Alors, à l’échelle d’Internet…
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10:20 Publié dans Autour d'un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anonymat, irresponsabilité, délinquance

