13/03/2026
Islamophobie
Je ne comprends pas la tolérance dont font preuve les politiques et les médias à l’égard des intégristes religieux. Ces illuminés qui prennent à la lettre les textes « sacrés » sont des gens dangereux, des ennemis du genre humain. Convertir ou éliminer, voilà toute la sainteté de leur guerre. C’est pourquoi je ne partage pas ce mot d’un ancien président de la république :
« L’islamophobie est condamnable, c’est du racisme ».
Et alors ? L’islam n’est pas une race. L’islam n’est pas une nation. L’islam n’est pas un peuple. La peur de l’étranger est irrationnelle et dangereuse et conduit au racisme. Mais craindre des préceptes, des dogmes, des pratiques inégalitaires, violentes, guerrières est une attitude tout à fait compréhensible. On peut nouer des liens d’amitié avec des étrangers et craindre le fanatisme. A l’inverse, il peut arriver que les pratiquants d’une religion soient xénophobes. On peut être athée et aimer l’humanité. On peut être islamophobe et fréquenter des amis asiatiques, iraniens, indiens, arabes, kabyles, français, blancs, noirs, jaunes, rouges, africains, asiatiques, américains du nord et du sud, européens. On peut être anticlérical et fréquenter les mêmes.
Pour moi, il n’y a pas de pays catholiques, protestants, bouddhistes, musulmans, animistes, orthodoxes… D’abord, un pays, ça ne sait pas lire, ça ne prie pas, ça ne défile pas derrière des idoles, ça ne voile pas les femmes, ça ne s’enchaîne pas aux grilles des cliniques où l’on pratique l’avortement. Pour moi, il n’y a pas plus de peuple catholique, protestant… D’ailleurs, les gens sont si différents, que je me demande encore ce qu’est un pays, ce qu’est un peuple. On peut se sentir plus proche d’un étranger dont la langue nous est incompréhensible que d’un voisin de palier français de souche. Et inversement.
Les religions exploitent à fond l’ignorance… allez disons le mot : la bêtise humaine. Le problème avec cette dernière, c’est qu’elle n’a pas de couleur de peau, elle n’a pas non plus de frontière. Malheureusement, car si la bêtise avait sa nation, son état, son peuple, on pourrait la montrer du doigt et rigoler un bon coup. Mais elle se répand, et apparaît quelquefois là où on l’attend le moins, chez des gens très instruits par exemple, cultivés même, et tout près de chez nous. Ces gens s’en prennent à qui ?
Alors qu’un professeur a été tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, des gens instruits, informés, cultivés qui parlent dans la radio s’en prennent à qui ? A la violence ! Les mêmes passent en cortège et prônent l’apaisement dans des marches « blanches ». L’église pourtant meurtrie appelle aussi à la paix, prière en plus. Autant d’attitudes lâches de gens qui ne veulent pas voir, qui ne veulent pas nommer l’ennemi. Et quand par pur hasard, par inadvertance celui-ci est nommé sur un plateau de télé, c’est aussitôt pour le dédouaner en invoquant la misère dans les quartiers, le chômage, l’impuissance des parents, le manque d’éducation, le manque de moyens pour l’école, la disparition des services publics. Bref le coupable, c’est le capitalisme, l’occident colonisateur et raciste qui se croit dispensateur des lumières mais qui en réalité voudrait imposer ses lois au reste du monde. Pour cette idéologie du renoncement, les victimes réelles ne sont pas loin d’être les auteurs des attentats.
On assiste à une sombre manipulation, selon le procédé du « Turnspeech » cher aux négationnistes : « La Shoah réelle, c’est celle qui se déroule sous nos yeux dans les territoires palestiniens sous la botte israélienne ».
Jusqu’où faudra-t-il aller dans l’horreur pour voir nos intellectuels de gauche –une certaine gauche- désigner l’ennemi et le combattre ? J’ai peu d’espoir. On sait à quel point la chute du communisme pour eux a été d’autant plus dure qu’elle signifiait du même coup la victoire du Satan capitaliste. Si maintenant on leur enlève l’électorat qui les écoute encore, ces jeunes et moins jeunes des quartiers déjà bien islamisés, ce prolétariat de substitution, que leur restera-t-il ?
Mais peut-être avons-nous d’autres ressources, des gens qui, sans parler dans le poste, feront leur travail d’explication, n’hésiteront pas à affronter les sujets qui font des vagues, bref des gens courageux qui sauront ne pas fermer les yeux devant l’évidence. Regardez Samuel Paty.
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10:38 Publié dans Autour d'un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islamisme, islamophobie, racisme, liberté de penser
10/03/2026
Actualité du « Voyage de Jana »
Pour Juliana (l’amie de Jana) en fait, les méchants n’existent pas, c’est l’injustice sociale qui les rend tels. Elle ne voit de solution que dans l’amélioration des conditions de vie, une éducation spécifique pour les enfants difficiles, et plein d’autres mesures en faveur des quartiers pauvres. L’idée de “sanction” n’a aucune place dans le monde de Juliana. Les contraires peuvent toujours s’accorder, les conflits se résoudre dans un esprit de grande tolérance.
Pour Jana au contraire, il est fatigant ce discours qui ne cesse de nier la réalité, les crimes et l’impunité. Fatigant oui, pour celui qui l’écoute, sachant qu’il ne sert qu’à fuir le problème, mais reposant pour celui qui le tient. Plaider pour l’apaisement et la réconciliation est toujours bon pour la conscience. A l’opposé, les mots prononcés par madame Tomko (contre la politique de l’excuse) sont une invite à la révolte, à l’engagement. Un appel au courage. Pardonner n’est pas possible. Oublier n’est pas possible.
Pour revenir à ce qui se passe en France aujourd’hui, ce qui est inquiétant, ce sont les propos haineux, racistes ou antisémites qui se déversent autour de nous, dans les universités et parfois aussi dans les médias. N’est-il pas plus inquiétant encore, ce monstre qui avait frappé nos parents et nos grands-parents, et qui à nouveau nous menace, cette hydre aux millions de têtes: le silence ?
11:26 Publié dans libre pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le voyage de jana
06/03/2026
La République islamique aurait le droit...
Donc, la République islamique d’Iran aurait le droit de se défendre. Les auteurs de cette idée lumineuse n'ont pas de mots assez durs pour condamner (en France) les agissements inacceptables de certains hommes envers les femmes ...avant même tout jugement rendu par la justice. Pour eux, la présomption d’innocence n’existe pas. Sauf en Iran. Quand là-bas la dictature condamne et tue les personnes qui se décoiffent, ici on ferme les yeux et on se bouche les oreilles.
Laissons faire les mollahs, faisons-leur confiance. Peut-être sont-ils les hérauts d’un monde nouveau, une société enfin à échelle humaine dont les missiles et les drones chargés de bombes envoyés sur Israël et les états arabes du Moyen-Orient sont les premiers signes annonciateurs ?
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16:37 Publié dans Totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, libertés, paix, femmes

