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19/07/2026

Sur la séparation des pouvoirs

 

 

 Un porte-parole du Syndicat de la magistrature a participé le 16 juillet à une réunion du groupe parlementaire de l’extrême gauche.

 Il est intervenu pour mettre en cause l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale, le 7 juillet, d’une proposition de loi « visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, dans l’exercice de leurs fonctions ». 

 

Rappelons ces quelques mots du philosophe Montesquieu :

  " Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire ; car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur. "

Esprit des Lois, livre XI, ch.6

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17/07/2026

Stigmatisation

 

 

 

 Il ne faut stigmatiser personne, surtout pas les religieux. C’est correct politiquement de condamner les sectes, sauf quand elles regroupent plusieurs millions de personnes sur le sol national. Elles deviennent alors tout à fait respectables. Et gare à celui qui leur refuserait le droit d’exister, de se manifester, de pavoiser, de recruter. De celui-ci, on dit qu’il stigmatise.

 Le mot « stigmate » vient du génitif grec stigmatos (marque) qui a engendré « stigmatiser » (à l’origine : marquer un criminel au fer rouge)

 Au siècle passé, pour distinguer du commun des mortels ceux qu’ils voulaient anéantir, des monstres ont fait porter à des innocents un signe distinctif afin que chacun puisse les assimiler à des êtres nuisibles, voire criminels. Comme à l’origine, le signe redevint celui d’une culpabilité. Honteuse stigmatisation qui prépara le pire des crimes contre l’humanité.

 De nos jours, désigner à la vindicte publique une catégorie d’individus est une attitude condamnable, raciste. Comme par exemple : assimiler les libres penseurs aux identitaires racistes de l’extrême droite. Pour les démocrates cet amalgame est insupportable.

 Et puis les islamistes dans leur accoutrement n’ont pas besoin qu’on les stigmatise, ils le font tout seuls.

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08/07/2026

Bonne conscience

 

 

 On critique beaucoup l’extrême droite. Ce qu’on oublie de dire, c’est qu’elle accorde à peu de frais une bonne conscience à nombre de ses détracteurs. A peu de frais, car il suffit d’apparaître quelques minutes sur les pavés de Paris, d’élever la voix autour d’une table ou de cliquer au bas d’une pétition pour se donner des airs de combattant anti-fasciste.

 On réside à vingt lieues des zones de non droit, mais on clame autour du barbecue que tout le monde est très gentil, ou presque. Les femmes et les honnêtes gens se verraient interdire l’accès dans les commerces, les cafés et les quartiers qu’on les tiendrait pour menteurs ou identitaires.

 Bon, critiquer l’extrême droite est bon pour le moral du bourgeois tranquille dans son jardin. Il ne croit que ce qu’il voit, et comme il est loin de tout, à cent lieues du chômage, de la misère, de la détresse et de l’injustice, il est un révolté contenu, un insurgé rentré. S’il lui arrive d’être extrême, c’est dans la modération. Ses virulences sont rares mais démonstratives. Au-delà des idées, des convictions, plus forte que toutes les indignations, la bonne conscience écrase tout sur son passage à commencer par la conscience.

 Le fachophobe d’aujourd’hui est à l’anti-fasciste réel ce que le héros de Cervantès est au combattant anti-franquiste de 1936.

 

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