17/10/2026
Honteux !
Au cours d’une manifestation de lycéens, un groupe d’extrême gauche brandit une pancarte sur laquelle est écrit :
« Quentin, on t’entend plus ! »
Quelques jours après la mort de Quentin Deranque, j’écrivais ici-même :
Il est parfois difficile d’écrire. D’abord parce qu’on a de la peine. De la peine parce qu’un jeune homme a été poursuivi, tabassé, piétiné. Et tué.
Quoi dire, quoi écrire ? D’abord qu’on a peur. Non pas des nervis cagoulés, combien sont-ils en France ? Comment pourrait-on craindre les agissements de quelques centaines de décérébrés ? Une poussière perdue au milieu de soixante millions de gens qui ne demandent qu’à vivre en paix !
Non, ce qui fait peur, ce ne sont pas les hurlements, les slogans faciles, les insultes, les agressions, même les plus insupportables, car racistes ou antisémites, non. Ce qui fait peur, c’est qu’un homme de vingt-trois ans est mort et que, autour de moi, partout, règne le silence. Et quand celui-ci est rompu, c’est pour susurrer que s’il est mort, il l’a bien cherché. Selon le vieil adage « Celui qui veut noyer ton chien prétend qu’il a la rage ». Et les médias, les politiciens nous inventent une victime qui les arrange, qui confirme leurs présupposés, leur dogme, leur idéologie.
Ce qui fait peur, ce ne sont pas ces agitateurs qui n’ont jamais labouré un champ ni mis le pied dans une usine, qui nous disent qui est dans le camp du bien, qui est dans le camp du mal, non. Même s’ils ont des médias avec eux, ils ne sont que quelques milliers.
Je crains beaucoup plus le silence qui plane sur le pays ! Ces soixante millions de français qui ne demandent qu’à vivre en paix, quand se réveilleront-ils ? Quand comprendront-ils que l’actualité aujourd’hui, celle qui devrait faire les gros titres, c’est la mort d’un homme.
Ce matin, je pense à Quentin, à ses amis, à sa famille.
(écrit le 15 février 2026)
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11:02 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : quentin deranque
14/10/2026
Nos lointains ancêtres ont-ils vécu un jour dans des rapports d’égalité ?
Le 10 octobre 2026 on pouvait lire dans « Informations ouvrières » :
« D’ailleurs, l’État en tant que tel n’a pas toujours existé dans l’histoire de l’humanité. Je n’ai pas le temps de développer mais Engels, dans son livre L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État, explique que dans les sociétés archaïques, où règne ce qu’on appelle le « communisme primitif », il n’y avait pas d’État, au sens d’appareil d’État coercitif distinct de l’ensemble de la société : on n’y produit que ce qui est nécessaire à la survie de la tribu ou du clan. Chaque individu vit dans des rapports d’égalité au sein de la tribu. » (souligné par moi)
1/ Engels a-t-il la moindre preuve de l’existence d’un « communisme primitif » dans les sociétés archaïques ?
2/ Sur « les rapports d’égalité au sein de la tribu » : Des centaines de milliers d’années après la constitution des premières sociétés humaines, sans disposer du moindre témoignage écrit, dessiné, sculpté ou peint, comment un homme raisonnable peut-il dire que la tribu vivait dans des rapports d’égalité ? Quand on sait qu’aujourd’hui, après plusieurs révolutions et déclarations des droits humains, les pays les plus démocratiques ne sont pas venus à bout de l’exploitation de l’homme par l’homme, et de la domination des hommes sur les femmes ?
3/ Si les explications de Engels sont inspirées par le mode de vie de certaines sociétés présentes actuellement sur notre planète, sociétés que certains qualifient de « primitives », quelles preuves a-t-il qu’elles sont comparables à celles de la préhistoire ?
4/ D’une dent trouvée dans une couche géologique déterminée, par comparaison avec d’autres, les paléontologues peuvent émettre l’hypothèse qu’à une certaine époque nos ancêtres mangeaient la viande crue, cuite, ou pas de viande du tout. Mais imaginons qu’ils découvrent un squelette entier, pourront-ils en déduire la nature des rapports entre un humain et ses contemporains ?
N’y a-t-il pas dans les affirmations d’Engels la volonté de suggérer qu’aujourd’hui comme hier une société communiste est possible ? Bref, contrairement à la science qui n’affirme rien tant que l’hypothèse n’est pas confirmée par des observations, des indices ou des preuves, le dogme va d’emblée à l’essentiel : il affirme, donc c’est vrai. On pourrait en dire autant des doctrines religieuses : c’est écrit dans le Livre, donc c’est vrai…
Et si c’est vrai, attention à ceux qui doutent ! Les inquisitions et les polices de la pensée veillent au grain : on peut glisser du dogme à l’affirmation, de l’affirmation à la loi, de la loi à l’obéissance, de la désobéissance à la rééducation, à l’hôpital psychiatrique, à l’enfermement, enfin à la déportation et au meurtre.
Que le communisme a existé, et qu’il existe encore, personne ne peut le nier. Mais loin des sociétés préhistoriques, c’est au 20° siècle et encore aujourd’hui que, loin d’instaurer « des rapports d’égalité au sein de la tribu », les états communistes sont des dictatures dont les hommes n’ont pu se débarrasser qu’après 70 ans d’oppression.
Je renvoie à ces quelques lignes du « Voyage de Jana » :
« A l’opposé du régime hitlérien qui n’avait comme perspective que le culte d’une race et la persécution des autres, le communisme se prononçait pour l’émancipation de tous. Quelle beauté ! Quel mensonge ! (…)
Pauvres de nous ! Nous voyions tout à l’envers. Car ce monde n’était que le fruit de notre imagination, comme l’image inversée d’un paysage, projetée au fond d’une caverne par un trou minuscule ! Le monde à l’endroit, le vrai, celui du communisme en construction, seul le parti pouvait le voir, car ses yeux comme ceux d’Argos étaient innombrables et étaient dotés de ce pouvoir extraordinaire de ne voir dans la réalité que ce qui était prévu dans les livres fondateurs. »
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12:11 Publié dans libre pensée | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : préhistoire, communisme, dogme, science

