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28/05/2026

Y a-t-il un parti d’extrême droite en France ?

 

 

 

 Les bien-pensants répètent à qui veut l’entendre qu’en France le danger numéro 1 c’est l’extrême droite. L’extrême droite occupe-t ‘elle une place centrale dans la situation politique de la France d’aujourd’hui ? Et d’abord, qu’est-ce que l’extrême droite ? Ceux qui s’intéressent à l’histoire le savent, l’école leur a appris : c’est le fascisme, le nazisme, les croix de feu, les ligues, le racisme et l’antisémitisme, les déportations, les souffrances, les crimes et le négationnisme.

 Sachant cela, y a-t-il aujourd’hui dans notre pays un parti d’extrême droite ? Si cela était, ça se saurait, il faudrait agir immédiatement pour l’interdire, juger et condamner ses dirigeants sur l’heure. Mais à part ici ou là des injures et des actes racistes ou antisémites, je ne vois aucun parti pour les prôner. Ah si, j’ai entendu récemment des mots inquiétants* classant et jugeant les français selon la couleur de leur peau. Un parti était effectivement à l’origine de ces horreurs, mais contre toute attente, il n’était pas de droite. 

 

* « tout blancs, tout moches »

§

18/10/2025

De l'utilité de l'extrême droite en politique

 

 On critique beaucoup l'extrême droite. Ce qu’on oublie de dire, c’est qu’elle accorde à peu de frais une bonne conscience à nombre de ses détracteurs. A peu de frais car, Télérama sous le bras, il suffit d’apparaître quelques minutes sur les pavés de Paris, d’élever la voix autour d’une table ou de cliquer au bas d’une pétition pour se donner des airs de combattant anti-fasciste.

 On réside à vingt lieues des zones de non droit, mais on clame autour du barbecue que tout le monde est très gentil, ou presque. Les femmes et les honnêtes gens se verraient interdire l’accès dans les commerces, les cafés et les quartiers qu’on les tiendrait pour menteurs ou identitaires.

 Bon, critiquer l’extrême droite est bon pour le moral du bourgeois tranquille dans son jardin.  Il ne croit que ce qu’il voit, et comme il est loin de tout, à cent lieues du chômage, de la misère, de la détresse et de l’injustice, il est un révolté contenu, un insurgé rentré. S’il lui arrive d’être extrême, c’est dans la modération. Ses virulences sont rares mais démonstratives. Au-delà des idées, des convictions, plus forte que toutes les indignations, la bonne conscience écrase tout sur son passage à commencer par la conscience.

 Le fachophobe d’aujourd’hui est à l’anti-fasciste réel ce que le héros de Cervantès est au combattant anti-franquiste de 1936.

 


§

18/09/2025

L'ultime argument

 

 

 Quand la gauche n’a plus rien à dire, qu’elle a épuisé tous ses arguments, il lui en reste toujours un, l’ultime : vous êtes d’extrême droite !

 Cela me rappelle mes années d’étudiant. C’était en 1968. Depuis quelques mois, des démocrates tchèques avaient tenté de réformer le régime. A leur tête, un communiste sincère et courageux, Alexandre Dubcek. Ces quelques mois ont été qualifiés -à juste titre- de « Printemps de Prague ». Quand nous manifestions de la sympathie pour ce mouvement et que nous interrogions les militants de l’Union des étudiants communistes, ceux-ci nous accusaient d’être des agents de l’impérialisme américain, d’être des « hitléro-trotskistes ».

 Nous étions pourtant loin d’être des supporters du nazisme et de l’impérialisme, mais à nos questions, les communistes d’alors n’avaient pas de réponse. Ah si ! L’intervention des chars le 21 août, l’occupation militaire et l’arrestation d’Alexandre Dubcek.

 Cinquante-sept ans après, je pensais que la chute du mur de Berlin serait aussi celle de la division du monde entre le camp du bien et celui du mal. Je me trompais. Le stalinisme a tellement imprégné les esprits qu’il en reste toujours quelque chose.

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