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29/04/2012

Incivilités

 

 La gauche avait tout fait, tout. Et quand je dis la gauche, j’englobe les partis, les syndicats, les associations, les philosophes sauf un ou deux, les psychologues, les consultants scientifiques des radios parlant depuis le CNRS, les artistes, les comédiens, les chanteurs, les humoristes, les chroniqueurs, les écrivains sauf un ou deux, les magistrats, les médias et quatre-vingt pour cent de ceux qui ont en charge l’éducation des enfants, oui la gauche avait tout fait. Tout fait pour alimenter dans ce pays le climat raciste nécessaire au renforcement de l’extrême droite. En défendant l’indéfendable : le gentil délinquant pour lequel on va chercher toutes les excuses possibles, pour condamner le méchant policier. En justifiant les petits délits et menus trafics qu’on explique en invoquant le chômage, la misère, la désespérance dans les quartiers. Bref, quand on vous pique votre portefeuille, quand on vous agresse en bas de votre immeuble, quand on brûle votre voiture, quand on s’en prend à vos biens, quand on rackette vos enfants à la sortie de l’école, c’est toujours la faute à dame Misère, prenez votre mal en patience, la gauche arrive avec elle la justice et la paix civile. Mais tout le monde n’a pas la patience, et cet air de commisération distillé par les humanistes des beaux quartiers ne vous console pas, le Front National est là qui vous ouvre les bras.

 

 L’extrême droite est fille de l’indulgence, du laisser-aller, de la démission collective, du culte de l’irresponsabilité. Et dans ce domaine, alternance ou pas, la gauche est toujours aux affaires. Mais quand on a un frère, une mère, un père au chômage, qu’on a du mal à joindre les deux bouts, celui qui vous agresse devient vite un étranger même s’il ne l’est pas. A force de dire que tout le monde est gentil sauf les représentants de l’ordre et des institutions, les humanistes à la petite semaine fabriquent de la haine et du racisme.

 

 Ce nid d’antisémites et de xénophobes pour qui l’occupation de la France par les nazis n’a pas été aussi terrible que ça, recueille au premier tour de l’élection présidentielle presque vingt pour cent des suffrages exprimés. Quasiment un électeur sur cinq. Et croyez-vous qu’ils ont fait un geste pour remercier, même seulement un sourire, un mot gentil ? Non, rien du tout. La gauche dépitée attend toujours un signe.

 

 Mais comme il faut deux pôles négatif et positif pour qu’une batterie fonctionne, le jeu du je t’aime moi non plus marche en politique. Une fois au pouvoir la gauche ne manifestera pas la moindre gratitude pour ceux qui auront largement contribué à sa victoire. 

 

§

 

 

 

 

 

 

15/04/2012

Soutien à Maurice Boisart !

 

Le 24 août 2010, Maurice Boisard, élu de sa commune depuis trente ans, sans étiquette, surprend un jeune en train d'escalader le grillage entourant les bâtiments municipaux. Ce grillage est tout neuf. Il a coûté 10 000 euros, une somme importante pour un village de 2500 habitants. L'attitude du jeune est d'autant plus suspecte que tous les jeunes de la commune savent qu'une clé est à leur disposition pour pénétrer dans les lieux.  Mais surtout, il se trouve que ce jeune est le chef d'une petite bande qui, depuis longtemps, empoisonne la vie des habitants. La suite vous la connaissez, puisque tous les médias n’ont parlé que de cela : le méchant élu a osé gifler le gentil jeune à qui, selon les propos du procureur, « notre génération laisse si peu d’espoir ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Publiée sur le site :

http://petitions.institutpourlajustice.com/maire_cousolre/

voici le texte de la pétition

 

Déclaration de soutien à Maurice Boisart

 

Monsieur le Maire,

Vous pouvez compter sur mon soutien moral indéfectible dans l'épreuve que vous traversez.

J'estime que, au vu du contexte, il est absurde que la Justice se soit rangée contre vous.

C'est pourquoi je tiens à vous faire savoir que nous sommes des centaines de milliers à vous soutenir, et à encourager notre entourage à faire de même.

Permettez-moi de vous souhaiter, à vous et à votre famille, de surmonter cette épreuve avec sérénité et même avec joie, puisque vous avez la certitude d'agir en faveur du bien et de la Justice.

C'est notre conviction totale, et j'espère que les milliers de lettres de soutien comme la mienne que vous recevrez vous apporteront le réconfort que vous méritez. C'est la moindre des choses dans un pays qui se veut défenseur d'une certaine idée de l'homme et de la justice.

Je vous présente, Monsieur le Maire, mes profonds respects, et je vous prie d'accepter l'expression de ma plus entière sympathie.

 

09:51 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : maurice boisart

13/04/2012

Si la vie n'est qu'un passage

 

   

 C’est la recette du bonheur. Folâtrer de gauche, de droite. Ecouter les nouvelles d’une oreille distraite. S’inquiéter de ce qu’on mettra cet hiver. Penser à inviter untel ou une telle. Changer de traiteur. Tiens, une irritation. Ce n’est pas tous les jours. 

 Elle ne s’emporte jamais. Immortelle ? Non. Combattues sans relâche, les rides en témoignent. Elles sillonnent le visage. Mais s’infiltrent aussi à l’intérieur, dans les circonvolutions de l’esprit. Nuit et jour elle y pense, le vieillissement est quelque chose de terrible. Pire que toutes les catastrophes que la nature nous inflige. Celles-là : pluies diluviennes, tornades, sécheresse, séismes, elle ne les craint pas.  

 Car elle est protégée de Dieu. Il l’a déposée dans une région calme, tempérée, sans histoires, sans violence, sans pauvres qui vous collent aux fesses, sans les soucis qui rendent la vie difficile à tant de gens qu’elle plaint, sincèrement, elle l’a fait savoir dimanche entre gens de bonne compagnie. Adhérente à toutes les associations protectrices des animaux et des hommes, elle poste des chèques qui diminuent le quota de ses impôts mais elle ne le fait pas pour ça.  

 Elle est chrétienne, par héritage. C’est ce qui se fait de mieux dans ces milieux, on maintient la tradition. Petit assaisonnement pour donner du peps à une vie trop imprégnée de valeurs terrestres. Elle pâlit d’abord, puis s’indigne quand, du haut-parleur de Monoprix, elle apprend qu’un homme est mort de froid dans la rue. 

 Pour meubler ses jours, elle se met au crochet, tout en conversant avec ses amies sur le net. On parle du SDF et de toutes nos petites misères de tous les jours. On présente devant la webcam les couleurs chatoyantes de la dernière réalisation sur canevas. D’autres montrent leur bébé, la décapotable on ne peut pas, on la verra dimanche. Et tout ce petit monde rit et s’agite, après tout on ne vit qu’une fois. Pendu au mur, un poète le dit, la vie n’est qu’un passage. 

 Il est tard, le quartier s’endort. Sur l’écran de télé des personnages s’animent et chantent. C’est à l’autre bout du monde. Là-bas aussi on est heureux. On voit bien que les gens s’aiment et qu’ils font bon usage de ce que le Très-Haut nous a accordé. A quoi bon toujours voir le mauvais côté des choses ? 

 

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19:14 Publié dans portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : insouciance, vacuité