29/05/2012
La diversité culturelle au banc d'essai
Quatre petites filles d’origine africaine avaient été excisées, c’est-à-dire qu’elles avaient subi l’ablation du clitoris. Les faits s’étant produit sur le sol français, voilà que la justice s’en prend à leurs parents qui sont poursuivis pour « complicité de violence volontaire ayant entraîné une mutilation sur une mineure de moins de quinze ans par un ascendant ». Ils encourent une peine de 15 ans de réclusion criminelle.
On peut espérer des réactions rapides du MRAP et de SOS racisme, et leur condamnation sans réserve de la justice française, justice d’une civilisation qui se croit à même de juger et de condamner des personnes venues d’ailleurs apporter ici, au milieu d’une société qui confond liberté et lubricité, un peu de rigueur dans le pur respect des valeurs fondamentales : le plaisir pour la femme c’est l’enfantement, les travaux ménagers, l’obéissance à son maître, et la prière.
Toutes choses qui ne sont pas encore bien assimilées dans notre culture. Claude Guéant avait raison : toutes les civilisations ne se valent pas. Il en coulera encore de l’eau sous les ponts avant que nos esprits s’ouvrent et acceptent dans les faits la diversité culturelle.
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17:41 Publié dans étrange | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : excision, clitoris, plaisir, tradition, religion, civilisation
19/05/2012
Mais quelle diversité ?
Qui divise les hommes ? Les libres penseurs ? Les athées ? Les humanistes ? Certainement pas. Et pas plus les croyants de bonne foi –il y en a- qui pratiquent leur religion sans en imposer aux autres, et surtout sans prescrire quoi que ce soit concernant la conduite des autres. Respecter la diversité du monde, d’accord, et même s’en réjouir. Mais pas les multiples facettes de l’ignorance. Si les hommes avaient su, les religions ne seraient jamais sorties d’où elles viennent. Du cerveau de quelques illuminés assoiffés de pouvoir. Depuis le premier sorcier qui a prétendu lire dans les étoiles ou les entrailles des animaux, jusqu’aux papes et ayatollahs qui prescrivent comment il faut vivre (et aussi comment il faut mourir), les religions n’ont pas cessé de pomper l’air à l’humanité. Qu’elles ne nous donnent pas des leçons de diversité, car elles disent toutes la même chose ou à peu près : qu’il faut courber l’échine, suer pour survivre, accepter l’injustice car les derniers seront ceci cela…, accoucher dans la douleur, supporter jusqu’au bout, et quel bout, les souffrances des maladies incurables, voiler la moitié de l’humanité, exciser les petites filles, contrôler et même fermer les écoles et beaucoup d’autres choses peu réjouissantes.
On dit que dans certaines villes pas loin de chez nous, on prévoit la construction de plusieurs mosquées pour répondre aux besoins des différentes mouvances musulmanes ? Chaque jour nous apporte dans ce pays de nouvelles surprises qui ne vont jamais dans le sens du raisonnable. Elle a bon dos la diversité dont on nous rabat les oreilles. Satisfaire les multiples facettes de la sottise élevée au rang de religion n’a rien à voir avec l’esprit de tolérance, encore moins avec l’humanisme. J’appellerais cela plutôt de la couardise. Ceux qui sont en charge de la république n’agissent plus selon la raison, mais selon les pressions qui s’exercent sur eux.
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10:26 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : diversité, religion, république
18/01/2012
De la discrimination acceptable entre les citoyens
« L’Etat chrétien exige pour la jouissance de certains droits la condition de la religion. Il ne suffit pas qu’une personne soit ressortissante de cet Etat. Et rien d’étonnant à cela car l’Etat est libre de la réglementation de la jouissance juridique des citoyens… L’Etat chrétien considère le critère religieux comme la base de discrimination acceptable entre les citoyens en ce qui concerne certains droits, en raison de la qualité chrétienne de l’Etat et du fait que ce droit empêcherait de violer les normes du christianisme. Or celui-ci exige pour la jouissance de certains droits la condition de l’appartenance à la religion chrétienne. »
Ben dis donc, ça va jaser! Sûr que le MRAP et SOS-racisme vont monter au créneau. Une déclaration de l’aile droite tendance dure de la fraction jusqu’auboutiste des fondamentalistes catholiques favorables au rétablissement en France d’une monarchie de droit divin ?
Mais non, c’est un jeu ! Remplacez « chrétien » par « islamique », « christianisme » par « islam », « religion chrétienne » par « islam », et vous avez sous les yeux une idée –en négatif- du statut des non-musulmans (dhimmis) en pays musulman. (1) Voici donc ce qu’il fallait lire :
« L’Etat islamique exige pour la jouissance de certains droits la condition de la religion. Il ne suffit pas qu’une personne soit ressortissante de cet Etat. Et rien d’étonnant à cela car l’Etat est libre de la réglementation de la jouissance juridique des citoyens… L’Etat islamique considère le critère religieux comme la base de discrimination acceptable entre les citoyens en ce qui concerne certains droits, en raison de la qualité islamique de l’Etat et du fait que ce droit empêcherait de violer les normes de l’islam. Or l’Islam exige pour la jouissance de certains droits la condition de l’appartenance à l’Islam. »
Ouf ! Pardon de vous avoir fait peur, vous les francs-tireurs combattants du multiculturalisme, il n’y a toujours pas en France d’exigence particulière et surtout pas religieuse pour accéder à la citoyenneté. Et contrairement à certains pays musulmans où la construction des églises est interdite (Arabie Saoudite, Yémen), nos élus vont poursuivre la construction de mosquées en contournant allégrement la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Chez nous, les chrétiens pourront toujours se convertir à l’islam sans tomber sous le coup d’une condamnation pour apostasie.
Et pendant ce temps, dans un silence de cathédrale c’est le cas de le dire- scrupuleusement respecté par les médias français, les chrétiens d’Orient sont persécutés, ceux du Nigeria massacrés. Sur France-info, quand on évoque les « événements » dans ce pays, on parle de conflits interethniques, ou interreligieux. On ne dit pas que les attentats meurtriers sont commis par des islamistes, autant que possible on évite le mot dans lequel figure les cinq lettres islam. On dit : la secte Boko Haram. Au nom de Dieu clément et miséricordieux, chuuuuuuuut ! On pourrait froisser les cinq millions de musulmans qui sont déjà, tout le monde le sait, farouchement persécutés dans notre pays.
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(1) extrait du livre de l’Egyptien A.K. Zeidan : « Le statut des dhimmis en pays d’Islam » (1963) cité par Œuvre d’Orient, Les chrétiens de France au service des chrétiens d’Orient, juillet-août-septembre 2010, n°760, p.366.
18:46 Publié dans étrange | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : état, laïcité, islam, religion, citoyens

