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15/02/2026

Quoi dire, quoi écrire ?

 

 

 Il est parfois difficile d’écrire. D’abord parce qu’on a de la peine. De la peine parce qu’un jeune homme a été poursuivi, tabassé, piétiné. Et tué.

 Quoi dire, quoi écrire ? D’abord qu’on a peur. Non pas des nervis cagoulés, combien sont-ils en France ? Comment pourrait-on craindre les agissements de quelques centaines de décérébrés ? Une poussière perdue au milieu de soixante millions de gens qui ne demandent qu’à vivre en paix !

 Non, ce qui fait peur, ce ne sont pas les hurlements, les slogans faciles, les insultes, les agressions, même les plus insupportables, car racistes ou antisémites, non. Ce qui fait peur, c’est qu’un homme de vingt-trois ans est mort et que, autour de moi, partout, règne le silence. Et quand celui-ci est rompu, c’est pour susurrer que s’il est mort, il l’a bien cherché. Selon le vieil adage « Celui qui veut noyer ton chien prétend qu’il a la rage ». Et les médias, les politiciens nous inventent une victime qui les arrange, qui confirme leurs présupposés, leur dogme, leur idéologie.

 Ce qui fait peur, ce ne sont pas ces agitateurs qui n’ont jamais labouré un champ ni mis le pied dans une usine, qui nous disent qui est dans le camp du bien, qui est dans le camp du mal, non. Même s’ils ont des médias avec eux, ils ne sont que quelques milliers.

 Je crains beaucoup plus le silence qui plane sur le pays ! Ces soixante millions de français qui ne demandent qu’à vivre en paix, quand se réveilleront-ils ? Quand comprendront-ils que l’actualité aujourd’hui, celle qui devrait faire les gros titres, c’est la mort d’un homme.

 Ce matin, je pense à Quentin, à ses amis, à sa famille.

 

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