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28/05/2011

Autour d'un mot

 

 

 Cherchez le mot dans le dictionnaire. Vous le trouverez juste après vinification. Viol est le substantif verbal de violer, issu du latin vis : force, violence, et vires : forces armées, troupes. De là violo,-as,-are,-avi,-atum : je maltraite, j’outrage. Violer un traité, un serment, une propriété sont des fautes graves. Violer un être humain, c’est agir avec brutalité sur sa personne, attenter à sa liberté, à ses droits. De là violenter, moins employé : violenter quelqu’un, c’est l’obliger à agir sous la contrainte. D’où violation, violateur qu’on n’emploie plus aujourd’hui que sous sa forme simplifiée : violeur. Puis violent, violence. Nous n’avons pas violable, mais seulement son contraire : inviolable, d’où inviolabilité 

 Se méfier des faux amis : viole, violon et violoncelle sont dérivés du latin vivum : vif. La viole aurait été l’instrument vif, le violon étant une grosse viole. Mais le violon en langage populaire, parce que la disposition de ses cordes fait penser à des barreaux, c’est aussi la prison.

 

09:43 Publié dans étrange | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : viol, violence, violon

21/10/2010

Une plaisanterie de mauvais goût ?

Une citation tirée d'un sketche de Pierre Desproges ?

La dernière boutade de Gérard Depardieu ?

 

Vous n'y êtes pas, mais alors pas du tout! Qui donc a pu déclarer ceci ? :

«un homme a le droit de punir sa femme et ses enfants à condition qu’il ne laisse pas de trace physique»

Réponse sur http://femmeetislam.hautetfort.com/

21/11/2009

Une manifestation très silencieuse

 

Sur Orange actualités le 31 octobre 2009 :

« Selon les premiers éléments de l'enquête, la chef d'agence d'un bureau de poste de Noisy-le-Grand a été suivie jeudi soir jusqu'à son domicile à Fontenay-sous-Bois par trois hommes, dont au moins un muni d'une arme de poing.

Ceux-ci l'ont contrainte à monter dans une voiture et l'ont menacée pour qu'elle leur donne les clés et les codes d'accès de l'agence, a-t-on expliqué de source judiciaire.

Comme elle ne disposait que des clés et pas des codes d'accès de l'agence, les trois hommes l'ont ensuite séquestrée dans son appartement avec son mari et son frère pendant toute la nuit. Les trois victimes ont raconté avoir été bâillonnées et ligotées. Les deux hommes étaient menacés pendant que la femme était violentée.

Les agresseurs l'ont notamment menacée de lui verser de l'alcool à brûler sur le corps et de l'embraser. Ils l'ont aussi brûlée à l'abdomen avec un fer à repasser, selon une source policière.

Vendredi vers 7h00, les trois agresseurs ont quitté le logement, emmenant la chef d'agence avec eux, pour se diriger vers le bureau de poste.

Son mari a réussi à se libérer et à prévenir la police, selon la même source. Un appel ayant été diffusé, des policiers ont repéré à Noisy-le-Grand trois hommes avec une femme correspondant au signalement. Ils ont pu interpeller l'un des agresseurs, mais les deux autres ont pris la fuite, laissant leur victime derrière eux, selon la source judiciaire. »

Fin de citation.

 

 Un reportage bien détaillé. Cependant, il semble qu'il manque quelque chose... voyons voyons...

 

 Eurêka, j'ai trouvé ! Il n'est pas fait mention d'une manifestation silencieuse en hommage à la victime. Les jours suivants, radios, journaux, bouches cousues. S'il y eut une manifestation, elle le fut vraiment, silencieuse.

 

 Bof, après tout, c'était une femme, qui revenait de son travail, pas de quoi en faire des tonnes. Ah, si ç'avait été un jeune désoeuvré, ayant eu une jeunesse difficile dans un quartier défavorisé, n'ayant rien fait de grave à part quelques incivilités et avoir mis le feu à quelques voitures après tout ce ne sont que des gamins il faut bien qu'ils s'expriment, alors là, on en aurait entendu des avocats, sur toutes les chaînes, on en aurait vu des calicots fustigeant les « discriminations », MRAP et Ligue des droits de l'homme en tête -à propos à quand une Ligue des droits des Etres humains ?- derrière Monsieur le Maire et son écharpe, des habitants du quartier seraient descendus dans la rue, sans oublier les copains et copines, les membres de la famille, les représentants des associations et des partis politiques, sans oublier les candidats aux présidentielles, et Besancenot aurait fait un discours.

 

 Vraiment dommage qu'il n'en ait pas fait un, occasion loupée, la victime était une postière.

 

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