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15/02/2026

Quoi dire, quoi écrire ?

 

 

 Il est parfois difficile d’écrire. D’abord parce qu’on a de la peine. De la peine parce qu’un jeune homme a été poursuivi, tabassé, piétiné. Et tué.

 Quoi dire, quoi écrire ? D’abord qu’on a peur. Non pas des nervis cagoulés, combien sont-ils en France ? Comment pourrait-on craindre les agissements de quelques centaines de décérébrés ? Une poussière perdue au milieu de soixante millions de gens qui ne demandent qu’à vivre en paix !

 Non, ce qui fait peur, ce ne sont pas les hurlements, les slogans faciles, les insultes, les agressions, même les plus insupportables, car racistes ou antisémites, non. Ce qui fait peur, c’est qu’un homme de vingt-trois ans est mort et que, autour de moi, partout, règne le silence. Et quand celui-ci est rompu, c’est pour susurrer que s’il est mort, il l’a bien cherché. Selon le vieil adage « Celui qui veut noyer ton chien prétend qu’il a la rage ». Et les médias, les politiciens nous inventent une victime qui les arrange, qui confirme leurs présupposés, leur dogme, leur idéologie.

 Ce qui fait peur, ce ne sont pas ces agitateurs qui n’ont jamais labouré un champ ni mis le pied dans une usine, qui nous disent qui est dans le camp du bien, qui est dans le camp du mal, non. Même s’ils ont des médias avec eux, ils ne sont que quelques milliers.

 Je crains beaucoup plus le silence qui plane sur le pays ! Ces soixante millions de français qui ne demandent qu’à vivre en paix, quand se réveilleront-ils ? Quand comprendront-ils que l’actualité aujourd’hui, celle qui devrait faire les gros titres, c’est la mort d’un homme.

 Ce matin, je pense à Quentin, à ses amis, à sa famille.

 

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10/11/2024

Ils ont des yeux et ne voient point...

 

 

 Bien sûr, il faut craindre ce nouveau fascisme qui, sous les slogans « Free Palestine » et « Halte au génocide », couvre la voix d’une chanteuse à l’Eurovision,  met une cible dans le dos de personnes dont le nom a une consonnance juive, interdit les manifestations de femmes solidaires des victimes du pogrom du 7 octobre, décide qui peut venir s’exprimer à l’Université,  organise la chasse aux supporters israéliens dans les rues d’Amsterdam, mais se tait quand une fillette est agressée et violée parce que juive.

 Bien sûr qu’il faut craindre ce nouveau fascisme dont le carburant (sauf pour les aveugles et les sourds) est l’islamisme !

  L’apathie, l’indifférence, le silence de beaucoup de nos concitoyens ainsi que d’une grande partie de la sphère médiatique vis-à-vis des progrès inquiétants de l’antisémitisme me rappellent cette parabole de la Bible :

 Ecoutez ceci, peuple insensé et qui n’a point de cœur ! Ils ont des yeux et ne voient point, ils ont des oreilles et n’entendent point. (Jérémie 5.21)

 

§

23/10/2010

Chape de plomb sur le lycée

 

 Pendant les grèves des déprédations importantes sont commises dans un lycée (ce n’est pas le seul). Le proviseur publie sur le site internet de l’établissement les photos des dégâts subis. Voici le rapport établi par SOS-éducation (extraits) :

 « Il s'agit du seul exemple en France où un proviseur ait osé briser la loi du silence imposée par l'Éducation nationale.

Mais C. G. (le proviseur, NDLR) a subi de telles pressions qu'elle a été obligée, hier, de tout retirer du site officiel du lycée.

A l'heure où je vous écris, elles (les images NDLR) sont encore trouvables mais elles vont être supprimées d'un instant à l'autre. Si vous arrivez trop tard, vous pourrez néanmoins encore les voir sur le blog de SOS Éducation, où nous en avons publié des sauvegardes.

Cette affaire est emblématique de la folle politique menée par l'Éducation nationale, qui consiste à cacher au grand public ce qui se passe vraiment dans les établissements.

Dès le 18 octobre, C. G. faisait état des pressions qu'elle avait commencé à subir. Un «enseignant » l'accusait de faire « de la publicité pour le privé » en publiant les photos des incendies et des dégradations commises dans son établissement.

Nous avons alors réalisé que l'initiative de C.G. déplaisait fortement au Rectorat et à certains syndicats enseignants, et qu'elle allait être tuée dans l'œuf.

Nous avons donc immédiatement fait des sauvegardes des pages du site. Et en effet, quelques heures plus tard, les partisans de la chape de plomb avaient déjà triomphé !

Nous organisons une « Lettre au Recteur d'Amiens », dans laquelle nous lui faisons part de notre soutien à la démarche de Catherine Guichet, qui seule sauve l'honneur de l'institution. Si vous le souhaitez, vous pouvez co-signer cette lettre en cliquant ici.

Il est important qu'un très grand nombre de personnes signent avec nous, pour montrer au Recteur que notre point de vue est bien celui de la majorité des parents et des professeurs. En tant qu'adultes responsables, nous ne nous voilons pas la face devant la réalité de ce qui se passe dans les écoles.

Nous ne pensons pas qu'étouffer les faits fera progresser les choses. Nous pensons que seule la transparence permettra de s'attaquer à la violence qui mine nos écoles.

Enfin, par principe, nous sommes opposés à toutes les tentatives du pouvoir de balayer sous le tapis les faits qui ne l'arrangent pas. La France n'est pas (encore), une dictature militaire ! Si vous partagez notre désir que le public soit correctement informé sur ce qui se passe dans les écoles de la République, merci de signer notre lettre au Recteur d'Amiens.(…) »

 

Adresse du site :  www.soseducation.com