Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/03/2026

Qui veut noyer son chien…

 

 

 

« 9 jours après le meurtre de Quentin Deranque, militant fasciste… »

 

 Voilà comment le 03 mars le Collectif « Nous vivrons » qualifie cet homme frappé à mort par une bande de nervis d’extrême gauche.

 « Fasciste » ! Une grave accusation qui autorise toutes les violences. S’il y a du fascisme quelque part, vu ce que nos grands et arrière grands parents ont subi il y a 90 ans, il est urgent d’agir. Il faut que la justice fasse son œuvre, sans précipitation et sans brutalité. La démocratie n’est pas du fascisme à l’envers. Et des témoignages que j’ai entendus, je ne vois rien de fasciste dans ce jeune homme.

 Moi qui fondais tant d’espoir dans l’action des femmes du Collectif « Nous vivrons », en solidarité avec les femmes israéliennes victimes du pogrom du 07 octobre, ma déception est grande. Ne serait-ce que par respect pour Quentin Deranque, pour ses amis et ses parents, cette accusation (sans preuve) de fascisme est inacceptable.

§

01/03/2026

A 3000km de Téhéran

 

Elle se promène, nue

Ou presque. C’est sur la place, les gens tournent,

Nonchalants

Ou pas. Ils passent et repassent,

Femmes vêtues de noir,

Hommes bigarrés, interloqués, fascinés

Ou presque, confondus oui confondus.

Sur place hormis les femmes, pas d’uniforme.

Elle se promène, virevolte, revient sur ses pas :

Démarche lente et mesurée.

 

Que deviendra-t-elle, qui sait ? Peut-être

Une bonne étoile,

Un sauveur inattendu,

Voleront à son secours ?

 

Mais de nous ici

 Elle ne peut rien attendre,

Car même pour les plus ardentes féministes,

Après des semaines de courageux combats,

à 3000km de Téhéran,

Aujourd’hui,

 C’est dimanche.

20/02/2026

Un tournant? Vraiment?

 

 

 Je lis dans le journal Informations ouvrières du 17 février 2026 :

 

« Mais aussi longtemps qu’il peut librement s’organiser et librement exprimer son objectif – aider la classe ouvrière à réorganiser la société en prenant le pouvoir pour socialiser les moyens de production –, le parti ouvrier n’a nul besoin de recourir à la violence.

En démocratie, rien ne peut justifier que la confrontation des positions politiques, aussi opposées soient-elles, débouche sur la mort d’un homme, quel que soit son engagement. Telle est la position du Parti des travailleurs. »

 

 Ainsi, nous sommes en démocratie ! Venant d’un parti révolutionnaire, quelle surprise ! C’est peut-être le signe que la mort de Quentin Deranque marque un tournant, non seulement dans la situation politique, mais aussi dans les cerveaux, même les plus étroits.

 Jamais encore je n’avais entendu des marxistes qualifier de démocratie le régime politique d’un état capitaliste. Que se passe-t-il ? Sont-ils fatigués de hurler des slogans dont l’application depuis un siècle a fait des millions de victimes en Russie, en Europe de l’est, dans les Pays baltes, en Chine, au Cambodge, en Corée, à Cuba… ?

 Etonnante aussi l’expression : « aider la classe ouvrière à réorganiser la société… » ! Une modération inattendue de la part de militants qui, il n’y a pas si longtemps voyaient dans la dictature du prolétariat le passage obligé vers la société future.

 Ne soyons pas naïfs. Si un jour des nervis de l’autre bord commettent un crime (ils en sont bien capables tellement la frontière de la bêtise politique est poreuse), vous verrez ces démocrates de la dernière heure hurler au retour de l’extrême droite, et justifier à nouveau la violence si elle combat le camp du mal.

 Ne soyons pas injustes. Il est écrit aussi que rien ne peut justifier la mort d’un homme. Cela fait tellement plaisir de lire cela, que j’en viendrais presque à oublier le reste !

§

  •