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14/10/2019

Ils étaient vingt

 


 Manifestation des musulmans à Paris le 10 octobre 2019 en soutien aux familles des victimes de l'attentat terroriste à la préfecture de Paris: 20 personnes étaient rassemblées.


 On nous dit qu'il y a en France 6 millions de musulmans.
 

 Lequel de ces deux chiffres est faux?
 

 Aucun. 20 d'un côté, 6 millions de l'autre. 

 Par contre, dès qu'on suggère que la présence d'une femme voilée dans un conseil régional est une provocation, cela soulève les protestations de la quasi unanimité des français.

 A force de fermer les yeux devant l'habile mais significative progression de l'islam politique, deux camps récoltent les fruits: ce dernier bien sûr...et l'extrême droite.

 

§

 

05/10/2019

Regrets

 

 

 On nous dit, sondage à l’appui que 80% des français sont profondément touchés par la disparition de Jacques Chirac.

 Tant de gens seraient donc profondément attachés à la personne de l’ancien président ? A la façon dont il dirigeait la France ? N'y aurait-il pas dans cette sympathie affichée pour l’ancien premier magistrat la volonté de montrer une aversion pour le nouveau ? Une béance comparable à celle qui séparait l’Empereur, le Grand, le Conquérant…de Napoléon le petit. Mais d’autres nous disent que celui que l’on pleure n’avait rien fait d’exceptionnel, alors que l’autre, réformateur et apôtre du renouveau est montré par les rues sur des portraits qu’on tient à l’envers, vilipendé par des foules grimées en jaune et accusé de s’en prendre à tout ce que l’histoire passée avait fait de bien.

 J’en tire un premier enseignement : même si cela ne sert pas l’avenir de la nation, ne rien tenter en se contentant de maintenir les choses en l’état peut conduire au prix de quelques poignées de mains et de verres de bon vin, à la popularité. Faut-il qu’ils ne soient plus au pouvoir pour qu’enfin les présidents soient aimés ? Condition nécessaire mais non suffisante, d’autres que Jacques Chirac ne figureront pas dans les manuels d’histoire. Mais aujourd’hui que des décisions –lourdes car trop tardives- soulèvent la désapprobation de millions de gens, l’exercice du pouvoir n’est pas le meilleur moyen de séduire le peuple.

 Mais si la disparition d’un homme qui a présidé à la destinée du pays il y a douze ans –douze ans aujourd’hui c’est une éternité- si son absence nous fait tant de peine, au-delà de la personne n’est-ce pas une époque que l’on regrette, quand on était plus jeune et que ce sont surtout les bons souvenirs qui nous reviennent ?

 On nous avait dit et répété : ce n’était pas mieux avant ! Les philosophes s’y étaient mis aussi, nous énumérant toutes les catastrophes qui s’abattirent sur nos parents et grands parents, les guerres et les fascismes toutes catégories confondues, et puis tout d’un coup voilà qu’un homme qui a présidé à la destinée du pays pendant douze ans disparaît. Et les médias, confortés par le sondage, nous disent qu’en réalité, au-delà de l’homme, c’est une époque que 80% des français regrettent. L’idée selon laquelle c’est mieux aujourd’hui en prend un coup.

 Que cela ne nous empêche pas de rendre un hommage particulier aux hommes qui le méritent, et d’abord à Jacques Chirac pour son courage quand pour la première fois depuis la guerre et l’occupation on entendit ces mots :

 "Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’État. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’œuvre. Cet incessant combat est le mien autant qu’il est le vôtre."

 Discours prononcé lors des commémorations de la Rafle du Vel’d’Hiv’ — 16 juillet 1995


§

 

19/09/2019

Raisonnable

 Plaisir et réjouissances font partie de son emploi du temps. Mais dans une vie réglée, il y a un temps pour les choses sérieuses, elles le sont souvent chez lui, et un temps pour le loisir. S’il s’amuse au spectacle, c’est que le spectacle est fait pour ça. Quand le rideau se ferme, la vie reprend son cours comme s’il ne s’était rien passé.

 Après avoir fait le tour de tous les possibles, avoir envisagé les circonstances les plus hypothétiques, il entre en action. Avec circonspection il contrôle ses paroles et ses actes. Chez lui, l’imprévu n’est pas possible. Comme tout ce qui lui arrive est attendu, tout se passe toujours bien, dans la sérénité.

 Jamais seul, il est parfaitement intégré dans la société. Il considère discrètement ce qui se passe autour de lui, le comportement et les habitudes des personnes de son entourage, de ses collègues de travail. N’allez pas croire qu’il est conservateur. Il suit assidûment l’actualité dans les domaines de la mode et de la technologie, il voit « ce qui se fait ». Aucune nouveauté ne lui échappe. Il est à la coule.

 Pour éviter le trouble que la société pourrait introduire dans ses affaires, il s’efforce de ne jamais s’opposer aux opinions et aux usages en cours dans son milieu. Il se règle sur eux et les reproduit à son tour. Des événements d’une extrême gravité secoueraient le pays, au plus fort de son irritation il serait encore silencieux. Il est le pilier de l’ordre social. Monarchiste constitutionnel au XVIII° siècle, républicain modéré depuis, imperturbable quand d’autres s’agitent ou s’engagent, il s’accommode de tout car c’est la condition d’une vie paisible et bien ordonnée.

 La plus grande réussite de sa vie, c’est son passage à l’âge adulte. Il a tiré définitivement un trait sur les enfantillages ou les comportements qu’il considère comme tels : le jeu, la plaisanterie, mais aussi le batifolage. Il vit plongé dans le réel, même la nuit. 

 Il ne rêve pas.

 Si un jour par un mot ou une question un ingénu le met face à lui-même et lui reproche de ne jamais faire entendre une note discordante, il répondra qu’il a au moins cette qualité de mettre ses paroles en accord avec ses actes.

 

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