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11/10/2014

L'appareil 6x6 Lubitel 2

 

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 cliché M.Pourny

 Fabriqué dans les années 70 en Union soviétique, c'est un réflex double objectif qui produit 12 clichés 5,5x5,5 cm sur pellicule 120. Le corps est en bakélite, les parties mécaniques en métal. 

 La visée se fait à hauteur de poitrine. Capuchon ouvert, l’image apparaît inversée gauche-droite sur le verre de visée. Elle est de petite taille (4x4cm) et comporte en son centre une pastille dépolie qui permet grosso modo la mise au point. La petite loupe amovible peut se révéler fort utile… si l’on n’est pas pressé. 

 Pour une prise de vue plus rapide, abaisser le volet intégré dans le capuchon jusqu’à encliquetage, et porter l’appareil à hauteur de l’œil, faire coïncider les deux cadres du viseur « sportif »… Le cadrage obtenu n’est pas très précis, mais l’image est en taille réelle et n’est plus inversée. Pour la photographie de mouvement, c’est bien nécessaire ! 

 Plus simplement on peut régler la mise au point en se fiant aux indications portées sur la couronne de l’objectif de visée : de 1,4m à l’infini. La rotation de ce dernier entraîne celle de l’objectif de prise de vue par un système ingénieux de couronnes crantées. 

 Les leviers commandant les réglages de vitesses et diaphragmes sont situés autour de l’objectif principal. Vitesses d’obturation de 1/15° à 1/250° seconde plus la pose B. 

 L’objectif de prise de vue est un T-22 de 75mm ouvert à 1 :4,5 ; il donne des clichés bien nets sauf sur les angles du champ car il ne couvre pas le format. Ce qui n’est pas gênant pour le portrait et dans la plupart des cas. Si en outre on n’agrandit qu’un rectangle inscrit dans le carré du négatif, les coins sont éliminés. Pour les perfectionnistes, disons que le Lubitel est un 4,5x6cm donnant des images de qualité. 

 

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 cliché M.Pourny

L’appareil est doté d’un retardateur, d’un compartiment pour les filtres, d’un bouchon pour la protection des objectifs, d’un sac tout prêt en cuir marron ou noir. 

 Conseils : un pare-soleil est nécessaire (à emboîtement diamètre 25mm), pas facile à dénicher !

 Attention, le déclencheur est très sensible, et situé immédiatement sous le levier d’armement, j’ai raté plusieurs photos simplement en armant l’obturateur. Solution : le déclencheur souple.

 Autre problème (pour les étourdis dans mon genre) : l’avancement du film et l’armement de l’obturateur n’étant pas couplés, on obtient involontairement des vues superposées qui sont rarement du goût de l’artiste ! Solution : Avancer le film immédiatement avant la prise de vue ! Et croyez-moi, c’est difficile, habitués que nous sommes aux appareils modernes –et là je vais faire rire- qui disposent d’un seul levier pour l’armement et l’avancement du film… oui je sais, même le levier d’armement a disparu, tout fout le camp. 

 Chargement et déchargement sont très faciles, mise à part l’ouverture du dos. Il faut trois mains : une (celle du milieu) pour tenir l’appareil, la gauche pour soulever le ressort gauche, la droite pour le ressort droit. L’opération doit se faire en lumière atténuée. Après la fermeture du dos, tourner le bouton de bobinage jusqu’à l’apparition du chiffre 1 dans la petite lucarne rouge, et ainsi de suite jusqu’à 12. Mais je rappelle : juste avant la prise de vue ! 

 Vous aurez compris que cet appareil n'est pas exempt de défauts. Certes, mais quand on l'a bien en mains, muni d'un déclencheur souple et d'un paresoleil, qu'on l'a chargé d'un film à grain fin genre PanF Ilford, on obtient de beaux clichés 6x6 pouvant être agrandis en 24x30 ou même 30x40. Je présenterai des photographies réalisées avec cet appareil.

 Le Lubitel était proposé entre 100 et 150 francs dans les années 70 et 80, quand les réflex 24x36 coûtaient entre 1000 et 2000 francs! 

 Je ne saurais trop remercier Jean-Paul de m’avoir fait un si beau cadeau.

 

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04/09/2014

Le Duxo 6x9 modèle 1937

 

Duxo 1937.jpg

cliché M.Pourny

Il permet d’obtenir des clichés 5,7 x 8,8cm sur pellicule 120 toujours commercialisée aujourd’hui, d’où l’intérêt de cet appareil. Le boîtier est entièrement métallique sauf le revêtement en cuir noir. Compact : fermé il mesure 168mm en longueur (en comptant la poignée en cuir), pour 86mm de large et 33mm d’épaisseur. Pour l’anecdote, j’évite de refermer celui que j’ai sous les yeux, car les axes qui permettent à l’objectif de pivoter ont disparu, je les ai remplacés provisoirement par des vis… qui ont tendance à quitter leur logement, je n’ai pas trouvé de solution, le Duxo reste donc en vitrine. Pas pratique d’aller se promener avec un 6x9 pliant…non plié ! C’est dommage car le fonctionnement de ce vétéran est par ailleurs sans défaut. 

C’est le modèle 1937 avec viseur à cadre sur le côté, et déclencheur sur la platine porte objectif. Un viseur à miroir classique est fixé sur le dessus, mais moins pratique que l’iconomètre. Avec ce dernier, il faut penser à corriger la parallaxe en inclinant l’appareil (du bon côté !) au moment de la prise de vue (voir les articles précédents sur d’autres 6x9 pliants). 

L’obturateur Compur S permet les vitesses de 1 seconde au 1/250°seconde (1,1/2, 1/5, 1/10, 1/25, 1/50, 1/100, 1/250) plus les poses B et T. On règle les vitesses d’obturation à l’aide de la couronne crantée qui entoure l’obturateur. Armement et déclenchement se font sur la platine avant par deux petits leviers actionnés avec le pouce sur le côté droit de cette couronne. Il y a une prise pour déclencheur souple. 

L’objectif est un Duxonar anastigmat de 105mm pour des ouvertures de 4,5 à 22. Celles-ci sont sélectionnées en agissant sur un levier placé sous la couronne crantée. 

La mise au point se fait par la rotation de la partie avant de l’objectif, de 1,5m à l’infini. 

Au dos du boîtier, deux petites fenêtres en verre inactiniques rouges permettent l’emploi de films orthochromatiques, elles peuvent être fermées pour protéger les films actuels panchromatiques. Pourquoi deux fenêtres ? L’appareil est en réalité un bi format : 6x9 et 4,5x6. Dans ce dernier cas, il fallait utiliser un cache (que je n’ai pas) cela permettait d’obtenir 16 vues au lieu de 8 sur la même pellicule. Le viseur iconomètre propose bien les deux cadres. Pour les vues horizontales en demi format, l’appareil doit être tenu verticalement. 

La chambre est de belle qualité, tout est assemblé avec précision : rouleaux, presse-film, les demi cylindres qui maintiennent les deux bobines ne présentent aucune trace de rouille après tant d’années, le métal utilisé est pourtant bien du fer. 

Sous l’abattant et sous le boîtier, deux prises pour trépied, permettant les positions verticale ou horizontale. 

Le Duxo était distribué par Photo-Plait, en fait foi la jolie plaquette « Photo-Plait Paris » vissée sur le dos de l’appareil. Mais curieusement, sur les deux pages de son catalogue, le distributeur ne mentionne pas l’existence du modèle que je présente aujourd’hui : il s’agit bien du modèle 37 puisque le déclencheur n’est pas sur le boîtier, et qu’il est pourvu du simple viseur iconomètre (sans optique), MAIS l’obturateur ne permet pas le 1/400°, il ne s’agit pas du Compur-Rapid, mais du Compur S. Son prix n’est donc pas mentionné. 

 

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13/08/2014

Le Voigtländer Bessa (suite)

Le Bessa en mains.jpg

                                                                                                                     cliché M.Pourny

 

 

Arc de Septime Sévère.jpg

                                                                                                                    cliché M.Pourny

L'arc de Septime Sévère à Rome

Voigtländer Bessa, FP4 100 iso, f8 à 125°