29/11/2011
bip bip bip biiiiiiiiiip
Je clignote de partout. En vert en rouge en jaune.
Je fait bip bip bip, parfois même un long biiiiiip.
Je lance des éclairs même en plein soleil.
On me manipule par tous les bouts avec une dextérité incroyable
Tout en faisant autre chose
en téléphonant
en bavardant
en riant
en mangeant
en buvant
en mâchant
en fumant
Quand on me touche je suis content je m’allonge
Il m’arrive aussi de ne pas bouger, je reste tout petit dans la poche.
On me fait avaler une pilule
Et je frémis
Je vibre
Je ne me contrôle plus
On me tient fermement et je me lâche
Qui suis-je ?
Le nouveau système compact de chez Xuyangsong.
Il délivre des millions de pixels à la demande. A manipuler avec précaution, car il peut produire des photographies. Bien que cela ne soit pas sa principale fonction. L’objet ne manque pas de charme, on peut l’exhiber en pendentif, mais surtout ne faîtes pas l’erreur de l’acheter, dans quelques jours il sera dépassé. Dans les cartons de Suantiyong est en train d’éclore son concurrent : mêmes performances et trois fois plus petit et léger. Il sera porté en boucle d’oreille. Les espions russes sont sur le coup.
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19:32 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : appareil numérique, bip, biiiiip, pixel, boucle d'oreille
19/11/2011
Zenit, appareil reflex 24x36 économique
Certes il a servi, mais ce fut un beau cadeau de la part d’un élève de l’école de photo. La gravure de son nom : « ZENIT B » sur la façade du prisme a disparu, et dans les angles, suite aux manipulations, le métal réapparaît : du laiton massif. Zenit c’était du lourd, du costaud. Moins peut-être pour la mécanique, surtout celle de l’obturateur un peu fragile. D’ailleurs sur le mien, j’ai beau tourner le barillet des vitesses, au moment décisif ça tourne toujours autour du 100°… Il suffit de le savoir, pour l’exposition, je ne m’occupe plus que du diaphragme, une sorte de semi automatisme à la sauce soviétique.
Miroir à retour éclair de dimension réduite, d’où une visée peu lumineuse et arrondie dans les angles façon écran de télé des années cinquante.
Monture 42mm à vis, objectif Industar de 50mm ouvert à 3,5, excellent piqué.
Retardateur, pose B, vitesses d’obturation (en sortie d’usine) de 1/30° au 1/500°.
Pour la mesure de l’éclairement, il faut faire confiance à l’instinct de l’opérateur, avec cet avantage que cela dispense d’utiliser des batteries chères et surtout dangereuses pour l’environnement. Donc, pour la prise de vues...
- plein soleil sur la plage ou la neige : 1/250° à f :16
- pleine campagne à midi par beau temps : 1/125° à f :11
- un nuage passe : on ouvre d’un cran (f :8)
- le ciel s’assombrit, il tombe quelques grosses gouttes : 1/60° à f :5,6
- le tonnerre gronde, l’orage se déchaîne : on range l’appareil dans son étui (en cuir) et on rentre
- à la maison sans flash (une horreur le flash), mais sous un bon éclairage ou près d’une fenêtre et pour le portrait d’enfants sages qui ne bougent pas (j’en entends qui ricanent) : 1/30° à grande ouverture !
La lentille frontale de l’Industar n’étant pas protégée, la mise en place d’un pare-soleil est indispensable.
Bon. Maintenant tenez-vous bien : cet appareil, boîtier + objectif + sac tout-prêt coûtait dans les années 70 le même prix que le pare-soleil d’un objectif de chez Leitz. Allez faire des photos avec un cylindre en caoutchouc…
Voici trois photographies du Château de Chenonceaux prises en avril 2004 (le rendu sur l’écran est désastreux, car je ne peux pas faire autrement que scanner les tirages…) au 100°de seconde (environ, voir plus haut) et à f :11. Film FP4 Ilford, 100 iso, Perceptol 1+3, 21mn. Tirages sur Ilfospeed multigrade 18x24.
12:09 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : appareils soviétiques, anciens appareils, zenit, industar
22/10/2011
Le Zorki 6
Quand on parle de technique photographique, on pense immédiatement Allemagne. Il est vrai que le génie technique germanique associé aux capacités industrielles du pays ont donné naissance à une quantité d’appareils et d’optiques de renom : Leitz, Zeiss, Rollei, Voigtländer, Contax…
Il fut une époque où l’art photographique, et la technique aussi fleurissaient en Union soviétique. On pourrait même parler de Russie, car dès le milieu du XIX° siècle, la technique du daguerréotype était pratiquée dans ce pays. Mais revenons-en au siècle passé, et surtout à ce que je connais. Voici un appareil pour film de 35mm équipé de son objectif standard. J’ai pour habitude de ne présenter que des appareils en état de marche, les photographies présentées en fin de cet article en témoignent (avec cette réserve que ma méthode qui consiste à numériser des tirages n'est certainement pas la meilleure, et je suis toujours déçu en regardant l'image telle qu'elle apparaît à l'écran).
C’est un Zorki 6 sorti d’usine dans les années 60, objectif Jupiter 8 de 50mm ouvrant à f :2. Contrairement à ses ancêtres de même nom et de même format, on ne peut pas reprocher à ses concepteurs de s’être inspirés du Leica –sauf la monture de l’optique au pas de 39mm-. Le dos est ouvrant sur charnière, le capot supérieur est plat, l’armement se fait à l’aide d’un levier –le Leica à vis jusqu’au IIIf par bouton cannelé tournant- et la visée télémétrique grâce à l’écartement important de ses fenêtres est d’une grande précision. Autre point positif : cadrage de l’image et mise au point de la distance se font sans déplacer l’œil du viseur –jusqu’au milieu des années 50 le Leica à monture à vis disposait encore de deux œilletons de visée, certes le Leica-M à baïonnette mit fin à ce supplice, mais à un coût !.
Qualité optique excellente, compacité, maniabilité, cet appareil n’aurait que des qualités ? On l’a dit fragile, il ne m’a jamais trahi. D’accord, le déclenchement est un peu sec et plus bruyant que celui du Leica. Mais je n’ai jamais pratiqué la photo au théâtre ni dans les tribunaux alors…
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« En commémoration du martyre du Chevalier de la Barre supplicié à Abbeville »
Cet homme n’avait pas ôté son chapeau au passage d’une procession religieuse. Il fut torturé et décapité en 1766. Son nom est évoqué par Voltaire dans l’article du Littré « poursuivre ».
Rue est la capitale du Marquenterre à l’embouchure de la Somme, son beffroi entouré de quatre tourelles date du XV° siècle, mais la loge du guetteur à son sommet est plus récente (1860)
Un petit coucou à Jean-Luc et Patricia grâce à qui j'ai aujourd'hui ce beau joujou entre les mains !
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20:35 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (4)