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07/02/2026

Silence étonnant

 

 

 Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont été massacrés en Iran par le régime islamiste.

 Pourquoi ce silence de la gauche ? Après avoir manifesté dans les rues et les universités contre les bombardements israéliens sur Gaza, aujourd’hui les universités et les rues sont plongées dans un silence étonnant.

 Sur le plateau d’une chaîne d’infos, on s’interroge. Quelqu’un propose : « Si la gauche se tait, c’est parce qu’en face il y a Israël. » Un autre acquiesce, en expliquant que tout le monde a du sang sur les mains, que d’un côté il y a Netanyahou, de l’autre Khamenei, qu’un crime est un crime, un mort est un mort, qu’il soit palestinien ou iranien. »

On remarquera qu’il y avait un grand absent dans cet échange, ce personnage qui, aidé par les mollahs iraniens a massacré 1200 personnes le 7 octobre 2023 en Israël : le Hamas. Il ne s’agissait pas d’un conflit entre israéliens et palestiniens, mais d’un pogrom.

 Je ne dirais pas non plus, comme on l’entend parfois, qu’il y a aujourd’hui au Proche-Orient conflit entre l’Occident et l’Orient. J’y verrais plutôt une opposition entre démocratie et absolutisme. Car il y a en Occident des ennemis de la liberté et de la démocratie. Il y a en Orient des hommes et des femmes libres qui font preuve, comme en Iran, d’un grand courage. Le monde et la nature humaine sont trop complexes pour qu’on puisse juger les hommes simplement en consultant une carte du monde.

 Pour revenir à la gauche, il faut se souvenir qu’en matière de silence, elle a de l’expérience. Je pense à ces militants des droits de l’homme qui condamnaient à juste titre les crimes commis par l’armée américaine au Vietnam, mais qui faisaient la sourde oreille quant à l’est, les staliniens enfermaient, déportaient, éliminaient ceux qu’ils appelaient les « ennemis du peuple ». Pourquoi la sourde oreille ? Parce que cacher les crimes du communisme, c’était sauver l’union de la gauche. Révéler les crimes du communisme, c’était reconnaître l’échec du rêve socialiste, et du même coup admettre la victoire de l’adversaire exécré : le capitalisme et son incarnation : l’Amérique. D’où (quelques mois après le 06 juin et le sacrifice des jeunes américains sur les plages) les inscriptions sur les murs de la France libérée : « US go home ».

 Quant à ceux qui ferment les yeux pour ne pas voir les massacres, s’il y a encore parmi eux quelques esprits libres qui auront le courage de voir le réel pour ce qu’il est, ceux-là n’oublieront pas que l’objectif premier de la république islamique est la disparition d’Israël.  

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16/06/2025

Reconnaître sans délai l’état de Palestine ?

 

 

 

 L’ambassadrice de Palestine Hala Abou Hassira déclare qu’elle a l’honneur de hisser le drapeau palestinien sur le fronton de la mairie de Saint-Denis, aux côtés du maire, du député…ainsi que « des habitants qui n’ont cessé d’exprimer leur soutien au peuple palestinien ».

 

 Le maire et le député, sans doute. Mais les habitants ? Y a-t-il eu consultation ? Je veux bien admettre qu’il y a à Saint-Denis (comme ailleurs) des citoyens concernés et émus par les souffrances des gens qui, en Palestine, vivent dans la peur et subissent des bombardements, mais de quel droit peut-on agir en leur nom ? D’ailleurs certains habitants de Saint-Denis ont pu être émus (et révoltés) par le pogrom du 7 octobre 2023, sans que personne -à ma connaissance- n’ait proposé de hisser le drapeau israélien au fronton de la mairie.

 

 J’ai parcouru les huit lignes de la déclaration de cette dame, sans lire une seule fois le mot « Hamas ». Comme si cette organisation terroriste avait disparu des radars. J’ai pourtant eu bruit de certaines manifestations de populations à Gaza qui ne supportaient plus de vivre sous la dictature de cette organisation. C’est donc que le Hamas existe encore. Il ne faut pas confondre les palestiniens avec les bandes armées qui sèment la terreur.

 

 Elle ajoute qu’il faut reconnaître sans délai l’état de Palestine. « Sans délai » ! Quand des innocents, certains encore vivants, sont retenus sous la terre ? Pour que le supposé nouvel état de Palestine reste sous la houlette d’initiateurs de pogroms, d’une horde qui voile les femmes et méprise les droits humains, d’une idéologie pour laquelle l’état d’Israël n’existe pas ?

 

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24/11/2024

80 ans après le crime

 

 

 Peut-on mettre sur le même plan la guerre et le terrorisme ? Pouvait-on mettre sur le même plan la guerre de 1939-1945 qui a fait des millions de morts soldats et civils et l’extermination de millions de personnes à cause de leur origine ethnique ou religieuse ? Non. Pourtant dans les deux cas on a tué des innocents. Mais dans le second, c’est un état raciste qui a choisi les victimes. Le génocide était préparé et planifié. « Solution finale » deux mots pour dire : extermination d’un peuple.

 80 ans après le crime, le 7 octobre 2023, des hommes, des femmes et des enfants ont été torturés et tués, non pas parce qu’ils combattaient, mais parce qu’ils existaient. Massacrés parce qu’ils étaient juifs. Bien que la nouvelle mouture de la charte du Hamas (en 2017) déclare que le mouvement

« …ne lutte pas contre les juifs parce qu’ils sont juifs, mais contre les sionistes qui occupent la Palestine. »

L’article 7 de la Charte de 1988 dit:

« Le messager d’Allah a déjà parlé du temps où les musulmans combattront les juifs et les tueront… »

 Au-delà de l’antisémitisme affirmé des terroristes du Hamas, comment ne pas voir que l’objectif de ces individus est politique : la disparition de l’état d’Israël ? Et religieux : l’instauration de la charia « du fleuve jusqu’à la mer » ?

 Il faut rappeler cela avant de se lancer dans une critique de la violente réplique de l’état d’Israël. Celle-ci est en effet meurtrière, mais si elle l’est autant, n’est-ce pas parce que le Hamas méprise le peuple palestinien, l’utilisant comme bouclier face aux attaques israéliennes ?

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