Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/03/2026

Non, toutes les civilisations ne se valent pas!

 

 

 Les propos affirmant que toutes les civilisations ne se valent pas visent les états musulmans, l’orient de façon générale. L’argument qu’on pourrait lui opposer est que le pire de tous les crimes a été commis en occident, au XX° siècle. Un crime commis contre des millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui avaient le tort d’être nés. N’allons pas chercher ailleurs qu’en occident l’origine du nazisme. Le communisme aussi a son berceau en occident même s’il perpétua et perpétue toujours ses crimes jusqu’en Asie. Mais à moins de dire –ce que certains ont fait- que c’est l’âme allemande, l’âme russe qui sont criminelles et de plonger ainsi dans la xénophobie, on doit reconnaître que nazisme et communisme sont affaires de politique, de crise économique et politique, pas de civilisation. Une fois le nazisme vaincu et le communisme rejeté l’Allemagne renoua avec la démocratie et les libertés qu’elle avait connues avant les dictatures.(1) 

 Selon le dictionnaire, une civilisation est un « ensemble des phénomènes sociaux, religieux, intellectuels, artistiques, scientifiques et techniques propres à un peuple et transmis par l’éducation ». exemples : civilisations grecque, chinoise, occidentale. Civilisations précolombiennes. © Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2001 

 Nazisme, fascisme ou communisme ne sont pas propres à tel ou tel peuple. Pas plus qu’il n’y a de tendance allemande au nazisme, il n’y a de prédisposition russe au communisme. Il n’y a pas de civilisation allemande ou russe, tout au plus des coutumes, et une multitude de façons de penser, de croire, de vivre. Et même dans le cas de la Russie où une religion l’emporte sur les autres, il est encore possible de ne pas y adhérer, de ne pas suivre ses recommandations. Et le pouvoir en place –si critiquable soit-il- n’est ni le représentant ni le chien de garde d’une idéologie. Mais là où depuis des siècles il est dans l’ordre des choses de couper la main d’un voleur ou de lapider une femme adultère, reconnaissez qu’il ne s’agit pas de la lubie ou du programme politique d’un fou ou d’un tyran de passage. C’est bien un fait de civilisation. 

 Mais attention ! Ce n’est pas bien de dire que les civilisations ne se valent pas, c’est incorrect politiquement. Pourtant, on admet facilement que les civilisations ne se valent pas toutes dans le temps. Est-il interdit de dire que la civilisation occidentale au vingt et unième siècle est plus respectueuse des droits humains que celle d’avant la révolution française ? Et même qu’elle lui est supérieure eu égard à la place qu’elle réserve aux femmes, au droit du travail, aux devoirs envers les enfants, à l’instruction publique, à l’exercice de toutes les libertés, sans parler de l’abolition de l’esclavage ? 

 Si les civilisations ne se valent pas dans le temps, pourquoi se vaudraient-elles dans l’espace ? Pourquoi serait-il interdit de dire qu’une civilisation du vingt et unième siècle qui ne respecte pas ses femmes, qui impose le mariage d’une jeune fille avec l’homme qui l’a violée, qui confond éducation et bourrage de crâne, qui prive son peuple des libertés, qui fouette, qui ampute, qui pend, qui décapite, qui interdit tous les cultes sauf un, je ne vois vraiment pas pourquoi on s’interdirait de considérer cette civilisation comme inférieure, pire : condamnable. Et on nous parle de droit à la différence ? Mais de quels droits disposent les filles, les femmes, les chrétiens, les libres penseurs et les démocrates dans les états sous domination islamique, sinon celui de se taire ?  

 Car ces gens pour qui tout ce qui vient d’ailleurs est béni des dieux, qui s’indignent dès qu’on met en doute les « valeurs » d’une civilisation autre que la leur oublient que le mépris des droits humains se fait toujours au détriment des innocents. Nos angelots d’ici toujours prêts à bondir dès qu’on touche un cheveu d’un jeune délinquant auteur d’une agression à main armée font la sourde oreille quand sur un autre continent une femme portant un pantalon est condamnée à cinquante coups de fouet. Ils ont l’ouïe sélective, mais c’est un mal connu, et –pour rendre hommage à André Theuriet- depuis belle heurette dans mon pays. 

  •  

 

(1) La sortie du totalitarisme communiste est plus laborieuse car le système qui est issu du mouvement ouvrier et se présente comme le porte drapeau des intérêts des travailleurs est plus pernicieux et imprègne plus les consciences. Bien que le régime ait tué ou déporté des millions d’individus et même de peuples, on peut encore se déclarer communiste dans nos démocraties sans encourir les poursuites qu’encourrait un nazi déclaré. Ce sera plus long, mais la Russie renouera avec la démocratie et les libertés.

  Ce sera plus long aussi car suite aux années de privation, l’irruption brutale du capitalisme contribue à la formation d’une société dans laquelle les individus n’ont d’autre but que l’enrichissement personnel, où rien n’importe plus que la consommation et la seule poursuite des biens matériels. Pour reprendre une idée de Jean Ferrat, les portes du jardin zoologique se sont ouvertes, mais c’est pour laisser en pleine jungle ces gens, libres mais désemparés. 

 

 

04/06/2014

25 et 70 ans, tristes anniversaires

 

 

Tristes, car ils commémorent la disparition de soldats, des jeunes pour la plupart, tombés sur les plages de Normandie le 6 juin 1944. Tristes car le 4 juin 1989 des centaines de jeunes gens courageux ont défié la dictature en Chine et sont morts pour cela sur la place Tiananmen de Pékin. Il faut rappeler ces événements car les pauvres humains que nous sommes ont tendance à oublier, avec les conséquences que cet oubli pourrait avoir pour la liberté et même la vie de nos enfants.

Les soldats qui reposent dans les cimetières de Normandie ne sont pas les victimes de la "guerre" comme je l'entends ici ou là. Ils sont les victimes du nazisme, un régime totalitaire fondé sur la haine, l'antisémitisme et le meurtre. La liberté et la démocratie dont nous jouissons ici en France et en Europe, ce sont ces combattants qui nous les ont rendues.

Les chinois ne devraient pas être seuls à commémorer la journée du 4 juin 1989, car ceux qui ont osé manifester ce jour-là contre un régime fondé sur le mensonge et la violence ont montré qu'il y avait en l'homme même au plus noir de la nuit des ressources dont les plus terribles des dictatures ne peuvent venir à bout.

Si ces commémorations servent à quelque chose, si elles sont suivies dans les écoles et les familles, et s'il est trop difficile ou laborieux ou ringard de revenir encore et toujours comme des vieux qui ressassent le passé, que nos enfants retiennent au moins ces trois mots, et qu'on leur dise d'où ils viennent:

Plus jamais ça !

Ceux qui l'ont dit, c'est un serment qu'ils ont fait, entre eux et au monde. C'étaient les déportés de Buchenwald, ils s'étaient libérés eux-mêmes et rassemblés sur la place d'appel. C'était en 1945. Ne l'oublions jamais, et le meilleur hommage qu'on peut rendre à ces femmes et à ces hommes, c'est de goûter le plaisir de vivre aujourd'hui dans une démocratie qui a tous les défauts, mais qui nous laisse circuler, parler et penser librement.

§





11/05/2014

Un livre d'Emmy Sonnemann

 

 Une lecture troublante. A cent mille années lumière de la pensée politique correcte. Vous savez dans ces régions de l’esprit où l’on écoute en secret ce qu’il ne faut pas entendre. De ces idées inavouables en public et à ses proches. De ces choses dont il ne faut pas parler, qu’il ne faut pas même aborder sous peine d’être accusé du pire. Des pensées bannies. Dont on interdit la présence même à l’intérieur de soi. 

Mais comme l’erreur est humaine, que nous ne sommes pas parfaits, et que parmi nous il y a des fous, un beau jour l’un d’entre eux non maître de ses actes va se plaindre d’avoir attendu pendant des heures au service des urgences de l’hôpital. Jusque là rien d’extraordinaire. Emporté par la colère, le voilà qui s’en prend aux infirmiers, parlant d’amateurisme, les accusant de trahir le serment d’Hippocrate ! Le malheureux ! Ce sont les mots de trop. Le monde entier sur lui s’effondre, et pas seulement le délégué CGT. On lui jette des chiffres à la figure, des chiffres qui font mal avec plein de zéros avant la virgule et après aussi. La leçon pour lui est dure à avaler mais il va le faire, comme des milliers d’autres, des inconscients qui ne savent pas que quand les choses vont mal dans les affaires humaines, c’est à cause du manque de personnel. Allez dire aux électeurs après ça que c’est en réduisant le nombre des ministres qu’on va résoudre la crise. 

Ces gens qui parlent sans réfléchir me font pitié. Ils sont perdants d’avance. Sans réfléchir ? Non. Perpétuellement à contre courant, ce n’est pas qu’ils manquent de jugement, on dit même que les fous ont tout perdu sauf la raison. Ces gens souffrent d’autre chose : ils ne sont pas calculateurs. Donc pas rusés pour deux sous. Et le drame, c’est qu’ils sont probablement parmi les êtres les plus sincères de la Création. Comme ils ne perdent pas leur temps à calculer ce qu’il vaut mieux faire ou ne pas faire, leur pensée est plus profonde, sans limite, car libre des convenances. Si vous désirez les rencontrer, fuyez les cercles, les clubs et les réseaux. Vous ne les aurez pas non plus sur les plateaux des émissions « grand public » comme disent les gens cultivés, pas plus qu’autour de tables où ceux qui savent presque tout le font savoir. C’est quand vous ne les cherchez pas que vous les trouvez, rencontres de pur hasard. Cela m’est arrivé, deux ou trois fois dans une vie c’est peu, mais je ne sors pas beaucoup. 

Une fois en Irlande avec Peter, le pauvre homme doit avoir rejoint son fils là-haut à l’heure qu’il est. Son fils dont il me dit qu’il avait abordé chez nous –chez nous pour Peter c’était la France- en 1944 au mois de juin et que depuis il n’avait plus de nouvelles. Les yeux du vieil homme étaient humides, il était debout sur le pas de la porte d’une masure que dans un pays économiquement évolué on aurait rasé depuis longtemps pour construire dans le meilleur des cas une maison. Il était debout.

 

goering,nazisme,allemagne

cliché M.Pourny

 

Il baissait la tête pour me montrer ses deux chatons qui jouaient dans l’herbe. On n’a pas beaucoup parlé avec Peter, car le livreur arrivait, bavard avec son lait qu’il déposait sur un bloc de béton, il lui en donnait un litre, peut-être autre chose à l’occasion, Peter vivait comme ça. J’ai gardé en mémoire ses yeux bleus transparents, son regard pénétrant, il ne s’est rien passé d’important entre nous, mais en le quittant, je fus définitivement convaincu qu’il y avait autre chose. Il y a autre chose j’en suis certain. Cet homme frêle, son chapeau sur la tête qu’on aurait dit un américain du siècle de la conquête, cet homme a pris une place en moi plus grande que le plus inspiré de tous les prophètes, le plus sage de tous les philosophes, le plus extraordinaire de tous les tableaux des grands maîtres n’ont jamais pu occuper. Quand je l’ai salué, qu’on s’est serré la main, j’ai eu la certitude de ma présence sur cette terre, que tout ce que nous vivions n’était pas un rêve, que parce que j’en avais rencontré un, il y avait des hommes. 

 

goering,nazisme,allemagne

cliché M.Pourny  

 Veuillez m’excuser pour cette longue digression, mais après tout je ne rédige pas une dissertation, je n’ai pas un plan ni une ligne à suivre, cela fait du bien de parler comme ça, à la dérive. J’en profite aujourd’hui, c’est rare que le vent souffle. J’en reviens à cette lecture troublante. Ecoutez ! 

« Je n’arrive pas à me rendre compte qu’il n’est plus parmi nous. Naguère, quand quelqu’un m’assurait penser chaque seconde à un être cher disparu, je croyais qu’on exagérait. Je sais aujourd’hui que c’est vrai. A chaque seconde je pense à mon mari. Il est près de moi dans tout ce que je fais. Quand j’ai une décision à prendre, je me demande ce qu’il aurait résolu et je l’adopte automatiquement. Je suis liée à lui pour l’éternité. » 

Cette femme a écrit un livre en hommage à son mari. 

« Je voudrais pouvoir mourir avec toi, mais je ne peux abandonner notre enfant. Je ferai tout ce qu’il me sera possible pour lui rendre la vie supportable. Je ne gémirai pas, je ne me plaindrai pas, pour ne pas avoir honte devant les femmes qui ont perdu leur mari à la guerre et continuent à vivre courageusement pour leurs enfants. » 

« Nous parlâmes de notre mariage, de notre fille, des jours heureux envolés. Puis l’heure, notre dernière, se termina… Puis il disparut… pour toujours. Je restai sur place, m’apercevant seulement au bout d’un moment que je répétais sans cesse :

  • Je t’aime, je t’aime, je t’aime… » 

Ainsi écrit Emmy Sonnemann. Elle fut une actrice célèbre et brilla dans des représentations théâtrales à Weimar et à Berlin dans les années trente. Son mari, l’homme à qui elle consacre ce livre était Hermann Goering. 

J’avais souffert au collège de la présence d’un professeur qui était une véritable brute, nous frappant pour un oui pour un non. Un jour que je rêvais et qu’il expliquait en cours d’algèbre la différence entre annuler et simplifier, en fait de rêve mes yeux suivaient la danse de ses souliers cirés marron à semelles de crêpe sur l’estrade, il s’écria : « c’est Pourny qui va nous le dire ! » Et la classe de s’esclaffer, pas trop fort quand même on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, mais de s’esclaffer car déjà que ma réputation n’était pas d’être une lumière, si en plus je rêvais… A gauche, à droite, derrière on me soufflait : ça s’annule ! Non, ça se simplifie ! Fais gaffe aux parenthèses ! Les plus nombreux étaient pour que j’annule. Et comme je n’avais pas les connaissances suffisantes pour exprimer un avis personnel, je répétai haut et fort : « ça s’annule. ». Les mots prononcés haut et fort ne sont pas toujours bien assurés, j’ai appris depuis qu’on peut dire des vérités en parlant sans hausser le ton. 

-Eh bien il va venir par ici monsieur Pourny ! 

Et du doigt il montrait le sol, au pied de l’estrade. 

Comme souvent cela m’est arrivé dans les moments difficiles, je pensai à une foule de choses, de personnes, mes parents, les vacances au bord du lac en Italie, ma petite sœur, des choses aussi de moindre importance, même de rien du tout, preuve qu’il y a des cas où l’esprit se purge comme pour se préparer à un nouveau départ, une renaissance, une révolution avec sa Terreur et comme des révolutionnaires déçus qui souhaiteraient revenir au temps d’avant, je me mis à penser que la seule réalité était celle d’il y a dix minutes quand j’étais encore assis au pupitre à côté de mon pote Jean-Bernard et qu’à la récréation nous allions parler de ce que nous ferions jeudi. Puis ce fut l’éclair. Le coup de tonnerre. Retour loin en arrière. Cinq cent mille ans. Les Oulamhr fuyaient dans la nuit épouvantable. Quand ils s’arrêtèrent à peine protégés par un surplomb rocheux, le chef parla. Naoh se leva. Il prit avec lui Nam et Gaw. Naoh puissant, massue en main, Nam et Gaw agiles et bons coureurs armés de longs épieux, pour le salut de la horde allaient partir à la conquête de ce qu’ils avaient perdu : le Feu. Je me levai, parcourus l’allée et m’arrêtai, les pointes de mes souliers contre la première marche de l’estrade. 

-Non, redresse l’épaule là, voilà c’est mieux comme ça ! 

Il écarta le bras droit comme pour lui donner de l’élan et m’asséna une claque qui me déséquilibra et m’envoya valdinguer du côté de la bibliothèque en tôle que ma tête percuta avec fracas. Je ne sais pas si la classe s’esclaffait encore, je pense que non. Je ne sais plus comment je racontai la scène à mes parents, avec le recul j’imagine que mon père continua de penser que ce prof était un con, j’imagine aussi ma mère m’expliquer en long et en large armée de son talent d’institutrice la différence entre annuler et simplifier, en ajoutant l’air énervé que ce n’est pourtant pas si compliqué. 

Ce professeur dont je ne dis pas le nom par respect pour ses enfants occupait vous l’imaginez une grande place dans mon esprit. On pense à ceux qu’on aime, mais on souffre en pensant aux autres. Je ne pouvais imaginer cet homme autrement qu’en blouse grise même les dimanches et jours fériés. Je n’ai jamais pu le penser en maillot sur une plage, ni aux toilettes pour ses besoins, ni en compagnie d’une femme en avait-il une, oui la pauvre ça a dû être terrible ou alors c’était une sainte. 

On peut comprendre pourquoi ce livre intitulé « Goering » qui raconte la vie quotidienne du maréchal du Reich, ses amours, pas seulement celui d’une femme mais aussi de sa petite fille, on peut comprendre pourquoi ce livre est troublant. Comment un collaborateur d’Hitler, co-auteur d’un des plus grands massacres de l’histoire de l’humanité, comment un chef de guerre, mais aussi un homme de pouvoir qui n’a rien dit quand six millions d’hommes de femmes et d’enfants étaient exterminés, comment cet être pouvait aussi être un homme soucieux de la santé et du bonheur de sa famille ? Comment Emmy Sonnemann, artiste jouant sur scène les plus grands auteurs, comment une femme pouvait-elle partager la vie et aimer le complice de crimes contre l’humanité ? Comment cette femme pouvait-elle se satisfaire, même si elle le fit parfois avec courage, de sauver la vie de quelques juifs, parce qu’ils étaient de ses amis ? 

Ce livre est à cent mille années lumière de la pensée politique correcte. Faut-il s’interdire de penser que cette femme est sincère ? De penser qu’il y a encore une part d’homme dans le cœur d’un criminel ? On nous dit que nous ne sommes pas toujours ni complètement responsables de nos actes, qu’il peut nous arriver d’agir sous l’empire de pulsions. On explique certains viols ou crimes en s’attardant sur la jeunesse douloureuse de leurs auteurs. On nous dit que c’est la société qui est fautive. Le pire des criminels a-t-il encore des circonstances atténuantes ? 

On chante aussi dans un merveilleux hymne à l’amour, que je trahirais mes amis et ma patrie si tu me le demandais. 

S’il n’y a pas de dieu, ce sont les voies de l’Homme qui sont impénétrables. 

 

§

 

Note sur le livre : Goering, par Emmy Goering, Ferenczy Verlag et Presses de la cité 1963, le titre original est Memoiren, traduction de l’allemand par R.Jouan.

 

Note sur Goering :Sa carrière militaire commença pendant la première guerre, il combattit comme aviateur, adhéra au parti nazi en 1922 et devint le principal collaborateur de Hitler. Il fut condamné à mort par le tribunal de Nuremberg en 1946, et mit fin lui-même à ses jours dans sa cellule.