27/04/2026
Belles pages: Les complices du mal
Le livre de Omar Youssef Souleimane mérite d’être connu et surtout lu par le plus grand nombre de nos concitoyens, ceux en particulier qui voient année après année s’éloigner un peu plus vers le passé le siècle des Lumières. L’auteur parle de ce qu’il connaît. Il a quitté sa Syrie natale pour retrouver, dans le pays des droits de l’homme, le même fanatisme religieux, alimenté ici par des groupes et des agitateurs politiques influents.
« Nous sommes seuls sur ce chemin d’épines, sans autres alliés que nos propres convictions et cette volonté farouche de défendre ce pays que l’on aime, même lorsqu’il nous tourne le dos. Dans cette solitude, il y a aussi une force immense, une résilience qui ne se laisse pas étouffer par l’isolement. Car, au fond, ceux qui combattent l’intolérance n’ont pas besoin de foules pour avancer ; ils ont la conviction que l’histoire les jugera, non par le nombre de leurs alliés, mais pour la pureté de leur engagement.»
Omar Youssef Souleimane : Les complices du mal, éditions Plon, Paris 2025
17:24 Publié dans Belles pages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : intolérance, islamisme, extrême gauche
07/04/2026
Totalitarisme en marche
Les succès remportés par l’extrême gauche aux élections municipales montrent une forte poussée du communautarisme. Mais ils montrent plus encore, car ce ne sont pas seulement des cris de joie qui ont été scandés lors des résultats, mais des insultes qui ont été proférées à l’égard des battus. Le plus inquiétant, c’est que ces derniers n’étaient pas toujours du camp d’en face, mais parfois des représentants de partis alliés. C’est le cœur du problème : en cette soirée électorale nous n’avons pas eu affaire à des agissements d’extrémistes, ces derniers ont toujours existé. Non, il s’agit ici d’une véritable police de la pensée. Si tu ne penses pas comme moi, je te fais taire. C’est la base du totalitarisme. Sous Hitler, tu étais un ennemi du Reich. Sous Staline, un ennemi du peuple. Ton sort était dès lors réglé, car une société peut tolérer une opposition, un contradicteur ou un adversaire, si elle est démocratique, elle peut lui laisser la parole et des sièges. Mais si elle ne l’est pas, le contradicteur devenant un ennemi, il doit être éliminé.
Nous n’en sommes pas là, car ces gens n’ont gagné que quelques communes. Mais ils ne sont seuls qu’en apparence. Dans le meeting qui se présentait comme un rassemblement contre le racisme, des journalistes ont été insultés par une partie de la foule, certains molestés, une femme blessée. Pourtant les médias n’ont pas ou peu rapporté ces faits d’une extrême gravité. La liberté de la presse est une des premières exigences de la démocratie. Ceux qui s’en prennent à elle, s’ils parviennent un jour au pouvoir…
J’ai écouté les discours prononcés à Saint-Denis et à Sarcelles : plus des formules que des discours, lus sur téléphones portables ! Pour ceux de mon âge, oh non ! tout n’était pas beau lors des manifestations en 1968 je l’accorde. La beauté était-elle dans la rue, comme le disait le slogan des Beaux-arts ? Aujourd’hui, c’est sûr qu’elle n’y est pas.
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19:12 Publié dans Totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saint-denis, extrême gauche, slogans, intolérance, police de la pensée
27/03/2026
Démocratie outragée
Pendant la soirée des élections municipales, dans les communes conquises par le Rassemblement national (ou la droite), les maires battus dans les urnes ont-ils été insultés, outragés et salis par la foule des vainqueurs ? Non.
Alors, que la bien-pensance cesse de mettre sur le même plan ce qu’elle appelle « les extrêmes ». S’il y a en France aujourd’hui des partis ou des groupes dont les attitudes ressemblent à du fascisme, c’est à l’extrême gauche qu’il faut les chercher.
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11:24 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections municipales, démocratie, violence, extrême gauche

