27/03/2026
Démocratie outragée
Pendant la soirée des élections municipales, dans les communes conquises par le Rassemblement national (ou la droite), les maires battus dans les urnes ont-ils été insultés, outragés et salis par la foule des vainqueurs ? Non.
Alors, que la bien-pensance cesse de mettre sur le même plan ce qu’elle appelle « les extrêmes ». S’il y a en France aujourd’hui des partis ou des groupes dont les attitudes ressemblent à du fascisme, c’est à l’extrême gauche qu’il faut les chercher.
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11:24 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections municipales, démocratie, violence, extrême gauche
17/01/2026
Clovis ou Robespierre ?
Quand j’avais vingt ans, j’aurais répondu sans hésiter. Car à cet âge, j’avais tellement soif de justice que la monarchie pour moi était une horreur, surtout de droit divin. Mais… je ne savais pas tout. Et quand je savais, pour conforter mes convictions, j’agissais comme le font beaucoup de mes contemporains : je fermais les yeux.
Ne pas voir soulage. La foi aveugle. L’étudiant que j’étais attendait avec tant d’impatience les jours meilleurs, que s’il avait fallu mentir ou masquer la réalité, j’aurais menti, j’aurais nié même l’évidence. Ce qu’ont fait et font encore des millions de militants de par le monde. Moi qui étais admirateur de Trotski, j’ai approuvé, devant des étudiants que j’aurais voulu convaincre, ce qui fut un premier signe de l’échec futur de l’instauration du socialisme en Russie : l’écrasement par les bolchéviks du soviet de Cronstadt.
Aujourd’hui, les laudateurs de la Révolution française oublient ces juridictions d’exception qui en 1794 ont entraîné des dizaines de milliers d’exécutions, sans épargner les révolutionnaires eux-mêmes. Ils taisent aussi (autant qu’ils le peuvent) les nombreuses victimes des guerres de Vendée. Faut-il alors approuver ou condamner la Révolution française ? Ni l’un ni l’autre. Mais il faut tout dire. Le meilleur comme le pire.
Pour ma part, avec l’âge, j’ai moins d’admiration pour Robespierre que pour Montesquieu. Car le philosophe, sans condamner ni exécuter personne, nous a légué les principes de la démocratie sur un plateau : constitution, séparation des pouvoirs, tolérance.
La foi fait donc perdre la mémoire. Pour apaiser l’esprit, il faudrait tout oublier, même les crimes. Oublier aussi que ceux-ci ont été commis pendant que des idéologues sans scrupules se taisaient. Ils se sont tus quand des personnes courageuses ont révélé les crimes du communisme en URSS, en Chine, au Cambodge. Je pense aussi à cette gauche qui présentait en 1979 l’ayatollah Khomeini comme le nouveau guide de la révolution en Iran. Mais comme l’idéologie a la vie dure, pendant que la dictature islamiste fait couler le sang de milliers d’innocents, cette gauche, quand elle ne peut plus se taire, ne condamne qu’en chuchotant.
Je conclurai ces quelques lignes par cette phrase de Nietzsche que j’avais déjà citée il y a dix ans ici : « Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. »
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12:10 Publié dans libre pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monarchie, république, démocratie, iran
22/01/2025
Démocratie contre fanatisme, un combat inégal
Ceux qui sortiront des prisons israéliennes sont des terroristes. Celles et ceux qui ont été enfermés dans les tunnels depuis le 07 octobre ne seront jamais libérés. Quand ils pourront enfin inspirer l’air libre, ils continueront longtemps à vivre et revivre le cauchemar que les barbares leur ont fait endurer.
Des centaines de terroristes libérés pour quelques innocents relâchés: ce n’est pas un échange. D’ailleurs entre la démocratie et le fanatisme, il ne peut pas y avoir d’échange, encore moins de dialogue. Il n’y a que rapport de forces. Et question force, le Hamas est imbattable car à celle-ci il ajoute la perversité, comportement dont sont incapables les démocraties, le peuple ne leur pardonnerait pas.
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11:19 Publié dans libre pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hamas, terrorisme, démocratie

