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07/04/2026

Totalitarisme en marche

 

 

 

 Les succès remportés par l’extrême gauche aux élections municipales montrent une forte poussée du communautarisme. Mais ils montrent plus encore, car ce ne sont pas seulement des cris de joie qui ont été scandés lors des résultats, mais des insultes qui ont été proférées à l’égard des battus. Le plus inquiétant, c’est que ces derniers n’étaient pas toujours du camp d’en face, mais parfois des représentants de partis alliés. C’est le cœur du problème : en cette soirée électorale nous n’avons pas eu affaire à des agissements d’extrémistes, ces derniers ont toujours existé. Non, il s’agit ici d’une véritable police de la pensée. Si tu ne penses pas comme moi, je te fais taire. C’est la base du totalitarisme. Sous Hitler, tu étais un ennemi du Reich. Sous Staline, un ennemi du peuple. Ton sort était dès lors réglé, car une société peut tolérer une opposition, un contradicteur ou un adversaire, si elle est démocratique, elle peut lui laisser la parole et des sièges. Mais si elle ne l’est pas, le contradicteur devenant un ennemi, il doit être éliminé.

 Nous n’en sommes pas là, car ces gens n’ont gagné que quelques communes. Mais ils ne sont seuls qu’en apparence. Dans le meeting qui se présentait comme un rassemblement contre le racisme, des journalistes ont été insultés par une partie de la foule, certains molestés, une femme blessée. Pourtant les médias n’ont pas ou peu rapporté ces faits d’une extrême gravité. La liberté de la presse est une des premières exigences de la démocratie. Ceux qui s’en prennent à elle, s’ils parviennent un jour au pouvoir…

 J’ai écouté les discours prononcés à Saint-Denis et à Sarcelles : plus des formules que des discours, lus sur téléphones portables ! Pour ceux de mon âge, oh non ! tout n’était pas beau lors des manifestations en 1968 je l’accorde. La beauté était-elle dans la rue, comme le disait le slogan des Beaux-arts ? Aujourd’hui, c’est sûr qu’elle n’y est pas.

 

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27/03/2026

Démocratie outragée

 

 

 

 Pendant la soirée des élections municipales, dans les communes conquises par le Rassemblement national (ou la droite), les maires battus dans les urnes ont-ils été insultés, outragés et salis par la foule des vainqueurs ? Non.

Alors, que la bien-pensance cesse de mettre sur le même plan ce qu’elle appelle « les extrêmes ». S’il y a en France aujourd’hui des partis ou des groupes dont les attitudes ressemblent à du fascisme, c’est à l’extrême gauche qu’il faut les chercher.

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20/02/2026

Un tournant? Vraiment?

 

 

 Je lis dans le journal Informations ouvrières du 17 février 2026 :

 

« Mais aussi longtemps qu’il peut librement s’organiser et librement exprimer son objectif – aider la classe ouvrière à réorganiser la société en prenant le pouvoir pour socialiser les moyens de production –, le parti ouvrier n’a nul besoin de recourir à la violence.

En démocratie, rien ne peut justifier que la confrontation des positions politiques, aussi opposées soient-elles, débouche sur la mort d’un homme, quel que soit son engagement. Telle est la position du Parti des travailleurs. »

 

 Ainsi, nous sommes en démocratie ! Venant d’un parti révolutionnaire, quelle surprise ! C’est peut-être le signe que la mort de Quentin Deranque marque un tournant, non seulement dans la situation politique, mais aussi dans les cerveaux, même les plus étroits.

 Jamais encore je n’avais entendu des marxistes qualifier de démocratie le régime politique d’un état capitaliste. Que se passe-t-il ? Sont-ils fatigués de hurler des slogans dont l’application depuis un siècle a fait des millions de victimes en Russie, en Europe de l’est, dans les Pays baltes, en Chine, au Cambodge, en Corée, à Cuba… ?

 Etonnante aussi l’expression : « aider la classe ouvrière à réorganiser la société… » ! Une modération inattendue de la part de militants qui, il n’y a pas si longtemps voyaient dans la dictature du prolétariat le passage obligé vers la société future.

 Ne soyons pas naïfs. Si un jour des nervis de l’autre bord commettent un crime (ils en sont bien capables tellement la frontière de la bêtise politique est poreuse), vous verrez ces démocrates de la dernière heure hurler au retour de l’extrême droite, et justifier à nouveau la violence si elle combat le camp du mal.

 Ne soyons pas injustes. Il est écrit aussi que rien ne peut justifier la mort d’un homme. Cela fait tellement plaisir de lire cela, que j’en viendrais presque à oublier le reste !

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