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20/02/2026

Un tournant? Vraiment?

 

 

 Je lis dans le journal Informations ouvrières du 17 février 2026 :

 

« Mais aussi longtemps qu’il peut librement s’organiser et librement exprimer son objectif – aider la classe ouvrière à réorganiser la société en prenant le pouvoir pour socialiser les moyens de production –, le parti ouvrier n’a nul besoin de recourir à la violence.

En démocratie, rien ne peut justifier que la confrontation des positions politiques, aussi opposées soient-elles, débouche sur la mort d’un homme, quel que soit son engagement. Telle est la position du Parti des travailleurs. »

 

 Ainsi, nous sommes en démocratie ! Venant d’un parti révolutionnaire, quelle surprise ! C’est peut-être le signe que la mort de Quentin Deranque marque un tournant, non seulement dans la situation politique, mais aussi dans les cerveaux, même les plus étroits.

 Jamais encore je n’avais entendu des marxistes qualifier de démocratie le régime politique d’un état capitaliste. Que se passe-t-il ? Sont-ils fatigués de hurler des slogans dont l’application depuis un siècle a fait des millions de victimes en Russie, en Europe de l’est, dans les Pays baltes, en Chine, au Cambodge, en Corée, à Cuba… ?

 Etonnante aussi l’expression : « aider la classe ouvrière à réorganiser la société… » ! Une modération inattendue de la part de militants qui, il n’y a pas si longtemps voyaient dans la dictature du prolétariat le passage obligé vers la société future.

 Ne soyons pas naïfs. Si un jour des nervis de l’autre bord commettent un crime (ils en sont bien capables tellement la frontière de la bêtise politique est poreuse), vous verrez ces démocrates de la dernière heure hurler au retour de l’extrême droite, et justifier à nouveau la violence si elle combat le camp du mal.

 Ne soyons pas injustes. Il est écrit aussi que rien ne peut justifier la mort d’un homme. Cela fait tellement plaisir de lire cela, que j’en viendrais presque à oublier le reste !

§

  •  

15/02/2026

Quoi dire, quoi écrire ?

 

 

 Il est parfois difficile d’écrire. D’abord parce qu’on a de la peine. De la peine parce qu’un jeune homme a été poursuivi, tabassé, piétiné. Et tué.

 Quoi dire, quoi écrire ? D’abord qu’on a peur. Non pas des nervis cagoulés, combien sont-ils en France ? Comment pourrait-on craindre les agissements de quelques centaines de décérébrés ? Une poussière perdue au milieu de soixante millions de gens qui ne demandent qu’à vivre en paix !

 Non, ce qui fait peur, ce ne sont pas les hurlements, les slogans faciles, les insultes, les agressions, même les plus insupportables, car racistes ou antisémites, non. Ce qui fait peur, c’est qu’un homme de vingt-trois ans est mort et que, autour de moi, partout, règne le silence. Et quand celui-ci est rompu, c’est pour susurrer que s’il est mort, il l’a bien cherché. Selon le vieil adage « Celui qui veut noyer ton chien prétend qu’il a la rage ». Et les médias, les politiciens nous inventent une victime qui les arrange, qui confirme leurs présupposés, leur dogme, leur idéologie.

 Ce qui fait peur, ce ne sont pas ces agitateurs qui n’ont jamais labouré un champ ni mis le pied dans une usine, qui nous disent qui est dans le camp du bien, qui est dans le camp du mal, non. Même s’ils ont des médias avec eux, ils ne sont que quelques milliers.

 Je crains beaucoup plus le silence qui plane sur le pays ! Ces soixante millions de français qui ne demandent qu’à vivre en paix, quand se réveilleront-ils ? Quand comprendront-ils que l’actualité aujourd’hui, celle qui devrait faire les gros titres, c’est la mort d’un homme.

 Ce matin, je pense à Quentin, à ses amis, à sa famille.

 

§

06/07/2023

sans titre

 

 

Cette maxime same relevée lors d’un voyage à Inari en Finlande:



Älä paini ihmisten, vaan töiden kanssa.

Luttez avec le travail, pas avec les gens.

10:16 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sami, travail, violence