21/09/2026
Rendez à César…
Selon un journal satirique bien connu, lors de la Saint-Michel, des propos politiques très engagés ont été prononcés par l’aumônier du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine. C’était lors d’une messe à la cathédrale de Carcassonne devant un public composé en grande partie de militaires. Il aurait dit : « Calmez-vous les gauchistes ! ».
Dans les années soixante, j’ai critiqué le parti-pris de l’église catholique et de ses prêtres en faveur de De Gaulle et de la droite de l’époque. Chaque dimanche matin était l’occasion de montrer que l’association du « sabre et du goupillon » était encore bien vivace. Et j’accepterais soixante ans après qu’un homme d’église du haut de sa chaire, devant un public nombreux, prononce un discours politique stigmatisant une partie de la population ? Loin de moi cette idée.
Deux remarques : 1/ L’aumônier remet en cause la loi de 1905 selon laquelle l’Etat et l’Eglise sont séparés, chacun devant se limiter à son rôle, l’Etat la politique et l’Eglise le culte religieux. 2/ Le sermon de cet homme d’église va à l’encontre des paroles du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Répétées dans trois évangiles, dont Matthieu 20 :21).
Ce sont des règles qui devraient être respectées par toutes les religions. Si l’église catholique est en cause aujourd’hui à Carcassonne, d’autres discours prononcés dans d’autres lieux de cultes devraient être examinés avec autant de rigueur par ce journal satirique !
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10:43 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : église catholique, carcassonne, séparation de l'église et de l'état
05/05/2026
J'ai honte
Dire que « Téhéran tremble » quand le président français tente de convaincre les mollahs d’ouvrir le détroit d’Ormuz, c’était bien sûr de l’humour. Mais quand, face aux puissances totalitaires surarmées, la France ne dispose que de mots, qu’est-ce qui nous reste ? S'effacer? Se cacher? Redresser la tête ? Rire un bon coup? Oui, l'humour, car il faut bien vivre.
Bien vivre ! En sachant que pendant des années encore un peuple vivra sous le joug de bandes fanatisées, que des femmes devront se cacher, que des gens courageux seront pendus, que l’existence d’Israël sera menacée, que les pays voisins vivront dans la peur. Sachant tout cela, je ne suis pourtant pas un va-t’en guerre, mais j’ai honte. Honte aussi parce que mon pays n’a pas aidé le Liban à en finir avec l’organisation qui a tué nos soldats et terrorise le nord d’Israël et les libanais eux-mêmes. Oui, vraiment : honte, car mon pays « des droits de l’homme » n’existe plus.
Une pensée pour Florian Montorio et Anicet Girardin ainsi qu'à leurs familles.
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10:40 Publié dans Colère, Totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, liban, soldats français
19/04/2026
Insultes racistes
Le bourgeois
qui porte sur ses épaules
l’humanisme planétaire et la paix entre les peuples,
s’insurge
contre l’idée qu’il pourrait y avoir un racisme anti-blanc.
Libé et Télérama sous le bras,
il flâne sur les quais de Seine.
Le soleil d’un printemps tardif darde ses rayons sur l’onde,
des reflets fantomatiques s’animent sur les reliefs du Pont-Neuf.
Il est content. Il a lu dans son journal que
le racisme en France touche les personnes d’origine étrangère,
dont la peau n’est pas blanche.
Mais si vous entendez un jour « sale blanc, sale français »,
dites-vous que c’est un appel au secours,
cri de quelqu’un qui souffre, victime du capitalisme sauvage,
un laissé pour compte,
un jeune en mal de vivre, un martyr, pire :
un produit de votre propre société en décomposition.
Répondez à son appel, excusez-vous
afin qu’il vous pardonne
d’être l’arrière petit-fils d’un homme
qui a peut-être été pour quelque chose dans la colonisation de son pays,
et… qui sait ?
Qu’il vous pardonne d’avoir élu en mai 1981
un président de la république qui,
garde des sceaux du gouvernement en 1956, n’était pas le dernier
à accepter et même ordonner
les décapitations de nationalistes algériens, et
d'un militant du parti communiste de ce pays.(1)
Quand au racisme, ce fléau n’a pas de couleur.
Il est universel, malheureusement.
Et celui qui insulte une personne parce qu’elle est française
et blanche de peau
commet un délit et doit être puni.
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(1) Fernand Iveton, militant du parti communiste algérien et proche du FLN avait fait exploser une bombe dans son usine, explosion qui n'avait pas fait de victimes. Il fut guillotiné le 11 février 1957, son recours en grâce ayant été rejeté par les autorités françaises dont Mitterrand était garde des sceaux.
19:30 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme anti-blanc

