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05/05/2026

J'ai honte

 

 

 Dire que « Téhéran tremble » quand le président français tente de convaincre les mollahs d’ouvrir le détroit d’Ormuz, c’était bien sûr de l’humour. Mais quand, face aux puissances totalitaires surarmées, la France ne dispose que de mots, qu’est-ce qui nous reste ? S'effacer? Se cacher? Redresser la tête ? Rire un bon coup? Oui, l'humour, car il faut bien vivre.

 Bien vivre ! En sachant que pendant des années encore un peuple vivra sous le joug de bandes fanatisées, que des femmes devront se cacher, que des gens courageux seront pendus, que l’existence d’Israël sera menacée, que les pays voisins vivront dans la peur. Sachant tout cela, je ne suis pourtant pas un va-t’en guerre, mais j’ai honte. Honte aussi parce que mon pays n’a pas aidé le Liban à en finir avec l’organisation qui a tué nos soldats et terrorise le nord d’Israël et les libanais eux-mêmes. Oui, vraiment : honte, car mon pays « des droits de l’homme » n’existe plus.

 Une pensée pour Florian Montorio et Anicet Girardin ainsi qu'à leurs familles.

 

§

19/04/2026

Insultes racistes

 

Le bourgeois

qui porte sur ses épaules

l’humanisme planétaire et la paix entre les peuples,

s’insurge

contre l’idée qu’il pourrait y avoir un racisme anti-blanc.

 

Libé et Télérama sous le bras,

il flâne sur les quais de Seine.

Le soleil d’un printemps tardif darde ses rayons sur l’onde,

des reflets fantomatiques s’animent sur les reliefs du Pont-Neuf.

Il est content. Il a lu dans son journal que 

le racisme en France touche les personnes d’origine étrangère,

dont la peau n’est pas blanche.

 

Mais si vous entendez un jour « sale blanc, sale français »,

dites-vous que c’est un appel au secours,

cri de quelqu’un qui souffre, victime du capitalisme sauvage,

un laissé pour compte,

un jeune en mal de vivre, un martyr, pire :

un produit de votre propre société en décomposition.

 

Répondez à son appel, excusez-vous

afin qu’il vous pardonne

d’être l’arrière petit-fils d’un homme

qui a peut-être été pour quelque chose dans la colonisation de son pays,

et… qui sait ?

 

Qu’il vous pardonne d’avoir élu en mai 1981

 un président de la république qui,

garde des sceaux du gouvernement en 1956, n’était pas le dernier

à accepter et même ordonner

 les décapitations de nationalistes algériens, et

d'un militant du parti communiste de ce pays.(1)

 

Quand au racisme, ce fléau n’a pas de couleur.

Il est universel, malheureusement.

Et celui qui insulte une personne parce qu’elle est française

 et blanche de peau

commet un délit et doit être puni.

 

  • §

 

(1) Fernand Iveton, militant du parti communiste algérien et proche du FLN avait fait exploser une bombe dans son usine, explosion qui n'avait pas fait de victimes. Il fut guillotiné le 11 février 1957, son recours en grâce ayant été rejeté par les autorités françaises dont Mitterrand était garde des sceaux.

19:30 Publié dans Colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme anti-blanc

27/03/2026

Démocratie outragée

 

 

 

 Pendant la soirée des élections municipales, dans les communes conquises par le Rassemblement national (ou la droite), les maires battus dans les urnes ont-ils été insultés, outragés et salis par la foule des vainqueurs ? Non.

Alors, que la bien-pensance cesse de mettre sur le même plan ce qu’elle appelle « les extrêmes ». S’il y a en France aujourd’hui des partis ou des groupes dont les attitudes ressemblent à du fascisme, c’est à l’extrême gauche qu’il faut les chercher.

§