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22/05/2025

Attentat antisémite à Washington

 

 Après l'assassinat d'un couple devant le musée juif à Washington, le président Isaac Herzog a réagi::

"L'Amérique et Israël resteront unis pour défendre nos peuples et nos valeurs communes. Le terrorisme et la haine ne nous briseront pas." 

 Chaque mot a son importance:  "nos valeurs communes". Que dire de plus à ceux qui vont condamner cet assassinat en ajoutant "oui mais"... l'éternel "oui mais"... Ils parleront de Gaza sans jamais mentionner la responsabilité du Hamas. L'état d'Israël est menacé de toutes parts, et ce n'est pas à l'armée française, ni à celles de l'Europe qu'il doit d'exister encore, mais à celle des Etats-Unis. 

 Quant aux mots du président Herzog: nos valeurs communes, il a raison d'insister. Les valeurs communes, ce sont la démocratie, les libertés. Il ne faut pas confondre la nature d'un régime politique et sa politique gouvernementale. Au-delà de Trump et de Netanyahou, Israël et les USA sont, outre leur politique parfois condamnable, encore compatibles avec l'Esprit des lois que nous a légué Montesquieu: séparation des pouvoirs et élections libres. 

 

§

 

 

 

 

28/10/2024

Sur l’art de se taire

 

 

 

 Il ne participa pas à la marche contre l’antisémitisme qui réunit 180.000 personnes quelques jours après le pogrom du 7 octobre 2023. Absence pour ne pas diviser ? Mais ceux qui divisent ne sont-ils pas ceux qui ne supportent pas l’existence de l’autre ? L’antisémitisme est un suprême instigateur de haine et de discorde.

 Il qualifie les bombardements israéliens sur Gaza et le Liban d’actes de barbarie, alors que chacun sait (lui le premier) que les terroristes islamistes du Hamas et du Hezbollah utilisent les populations comme bouclier humain.

 En réduisant la naissance de l’état d’Israël à une décision de l’ONU, il falsifie l’histoire, tirant un trait sur les persécutions des communautés juives en Russie tsariste et en Europe de l’est, et le vœu des juifs de créer enfin leur propre état, vœu des pionniers du sionisme, formulé en 1917 par le ministre Balfour.

 Faut-il rappeler à cet homme qu’il s’est passé quelque chose dans les années trente et quarante en Allemagne et en Europe, et que cette chose abominable a conduit les survivants à fonder leur propre pays ?

 Il y a quelques jours un garçon a été violemment agressé parce qu’il était gay et juif. Des passants courageux sont intervenus et lui ont peut-être sauvé la vie. Par contre l’émotion n’a pas submergé les ondes de nos radios. Quant au président, il n’a rien dit. N’était-ce pas son rôle de condamner des actes qui, en agressant les homosexuels et les juifs, s’en prennent l’humanité tout entière ?

 

§

15/06/2024

La mémoire qui flanche

 

 

 Les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen prononcés il y a trente ans il ne faut pas les oublier. Par contre, on peut tirer un trait sur ceux dits et répétés depuis le 7 octobre par plusieurs membres de la mouvance « insoumise ». Quelques jours auront suffi pour oublier les jeux de mots sur les camps, les « meurtres » (je ne peux évoquer le terme exact, c’est trop dur) de bébés dont seul Israël serait coupable, les flèches pointées sur des personnes de confession ou d’origine juives, l’absence assumée à la manifestation contre l’antisémitisme…

 Comme au temps de la parution de « L’archipel du Goulag », quand, pour éviter de faire exploser l’union de la gauche, il ne fallait pas évoquer les crimes du communisme, aujourd’hui au nom de la même union de la gauche, tout peut s’oublier.

 Comment un citoyen de ce pays peut-il apporter quelque crédit à des gens de si peu de foi ? Qui n’agissent qu’en fonction de leur propre avenir politique ?