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03/05/2026

Téhéran tremble!

 

 

 On apprenait la semaine dernière que le président français  "avait l’intention… d’engager…des discussions avec Téhéran… afin de tenter...de désamorcer…les tensions autour du détroit d’Ormuz…avec l’espoir de convaincre les autorités iraniennes dans les prochains jours."

 Il avait dit auparavant que pour être craint, il fallait être fort. Ce ne sont pas que des mots. Les autorités iraniennes l’ont bien compris : elles ont vu avec quelle autorité le même président a interdit à quelques milliers de jeunes turbulents l'organisation d'une fête sur un terrain militaire. Comme quoi les faits sont plus parlants que les discours !

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10/03/2026

Actualité du « Voyage de Jana »

 

 

 Pour Juliana (l’amie de Jana) en fait, les méchants n’existent pas, c’est l’injustice sociale qui les rend tels. Elle ne voit de solution que dans l’amélioration des conditions de vie, une  éducation spécifique pour les enfants difficiles, et plein d’autres mesures en faveur des quartiers pauvres. L’idée de “sanction” n’a aucune place dans le monde de Juliana. Les contraires peuvent toujours s’accorder, les conflits se résoudre dans un esprit de grande tolérance.

 Pour Jana au contraire, il est fatigant ce discours qui ne cesse de nier la réalité, les crimes et l’impunité. Fatigant oui, pour celui qui l’écoute, sachant qu’il ne sert qu’à fuir le problème, mais reposant pour celui qui le tient. Plaider pour l’apaisement et la réconciliation est toujours bon pour la conscience. A l’opposé, les mots prononcés par madame Tomko (contre la politique de l’excuse) sont une invite à la révolte, à l’engagement. Un appel au courage. Pardonner n’est pas possible. Oublier n’est pas possible.

 Pour revenir à ce qui se passe en France aujourd’hui, ce qui est inquiétant, ce sont les propos haineux, racistes ou antisémites qui se déversent autour de nous, dans les universités et parfois aussi dans les médias. N’est-il pas plus inquiétant encore, ce monstre qui avait frappé nos parents et nos grands-parents, et qui à nouveau nous menace, cette hydre aux millions de têtes: le silence ?

17/01/2026

Clovis ou Robespierre ?

 

 

  Quand j’avais vingt ans, j’aurais répondu sans hésiter. Car à cet âge, j’avais tellement soif de justice que la monarchie pour moi était une horreur, surtout de droit divin. Mais… je ne savais pas tout. Et quand je savais, pour conforter mes convictions, j’agissais comme le font beaucoup de mes contemporains : je fermais les yeux.

 Ne pas voir soulage. La foi aveugle. L’étudiant que j’étais attendait avec tant d’impatience les jours meilleurs, que s’il avait fallu mentir ou masquer la réalité, j’aurais menti, j’aurais nié même l’évidence. Ce qu’ont fait et font encore des millions de militants de par le monde. Moi qui étais admirateur de Trotski, j’ai approuvé, devant des étudiants que j’aurais voulu convaincre, ce qui fut un premier signe de l’échec futur de l’instauration du socialisme en Russie : l’écrasement par les bolchéviks du soviet de Cronstadt.

 Aujourd’hui, les laudateurs de la Révolution française oublient ces juridictions d’exception qui en 1794 ont entraîné des dizaines de milliers d’exécutions, sans épargner les révolutionnaires eux-mêmes. Ils taisent aussi (autant qu’ils le peuvent) les nombreuses victimes des guerres de Vendée. Faut-il alors approuver ou condamner la Révolution française ? Ni l’un ni l’autre. Mais il faut tout dire. Le meilleur comme le pire.

 Pour ma part, avec l’âge, j’ai moins d’admiration pour Robespierre que pour Montesquieu. Car le philosophe, sans condamner ni exécuter personne, nous a légué les principes de la démocratie sur un plateau : constitution, séparation des pouvoirs, tolérance.

 La foi fait donc perdre la mémoire. Pour apaiser l’esprit, il faudrait tout oublier, même les crimes. Oublier aussi que ceux-ci ont été commis pendant que des idéologues sans scrupules se taisaient. Ils se sont tus quand des personnes courageuses ont révélé les crimes du communisme en URSS, en Chine, au Cambodge. Je pense aussi à cette gauche qui présentait en 1979 l’ayatollah Khomeini comme le nouveau guide de la révolution en Iran. Mais comme l’idéologie a la vie dure, pendant que la dictature islamiste fait couler le sang de milliers d’innocents, cette gauche, quand elle ne peut plus se taire, ne condamne qu’en chuchotant.

 Je conclurai ces quelques lignes par cette phrase de Nietzsche que j’avais déjà citée il y a dix ans ici : « Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. »

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