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05/11/2009

Ma petite mamie chérie

 

 

 

 

  

Tu sais on a entendu quelque chose terrible à la radio. Les policiers vont emprisonner les enfants de 13 ans qui sont dans la rue le soir. A l’école tout le monde a peur. Thibault m’a dit que son papa a dit que c’est bientôt le fachisme et que le président est Dictateur. Il va prendre tous leurs sous aux gens qui ont beaucoup d’enfants qui font des bêtises. Thibault m’a dit que son papa a dit que c’est des pauvres dans les quartiers des favorisés et que c’était pas bien de s’en prendre à eux. Et que la police ferait mieux d’aller voir dans les quartiers des riches pour la drogue. Thibault m’a dit que son papa a dit que quand la gauche sera présidente tous les enfants auront le droit de se promener dans la rue même tard le soir tout seuls et que même s’ils font des bêtises les policiers seront gentils avec eux. Thibault il l’a dit à la maîtresse et elle a dit que c’était la démocratie.

 

Je te fais des gros bisous

 

Florian

31/10/2009

Salauds de flics !

 

Un jeune motocycliste se tue en moto. Les journaux titrent :

 

LA  POLICE  EST  HORS  DE  CAUSE.

 

Erreur, grave erreur. La victime, car il faut bien appeler les choses par leur nom, la victime était en fuite pour échapper à un contrôle routier. La voilà la vérité, simple et limpide. La police n’est donc pas hors de cause, elle est même à l’origine du drame. Salauds de flics !

 

S’il n’y avait pas eu contrôle routier, le jeune homme serait encore vivant.

Et c’est une leçon pour la société.

 

 S’il n’y avait pas de banques, il n’y aurait pas de hold-up.

 S’il n’y avait pas de verrous, il n’y aurait pas d’effractions.

 S’il n’y avait pas d’argent, il n’y aurait pas de vols.

 S’il n’y avait pas de femmes seules le soir dans le RER, il n’y aurait pas de viols.

 

 S’il n’y avait pas de petits enfants, il n’y aurait pas de pédophiles.

 S’il n’y avait pas de lois, il n’y aurait pas de hors-la-loi.

 S’il n’y avait pas de hors-la-loi,  il n’y aurait pas de tribunaux.

 S’il n’y avait pas de tribunaux, il n’y aurait pas de prisons.

 

 S’il n’y avait pas d’armes, il n’y aurait pas de meurtres,

ça c’est moins sûr.

 S’il n’y avait pas de bénitiers, il n’y aurait pas de grenouilles,

ça c’est hors sujet mais ça fait toujours plaisir.

 S’il n’y avait pas d’alcool, il n’y aurait pas d’alcoolémie et surtout il y aurait moins de voiturettes sans permis pour nous emmerder dans les côtes.

 

 Bref, sans les contrôles routiers, les banques, les verrous, l’argent, les femmes seules, les enfants, les lois, les hors-la-loi, les tribunaux, les prisons, les grenouilles et l’alcool au volant, on serait pénards. Ou presque. Car il reste les hommes, et même sans armes, ils font encore du moto-cross dans la rue à onze heures du soir.

 

§

  

 

Un mot encore. Au cours des flashes d’information le lendemain du drame, et avant l’hommage rendu à un innocent lors de la manifestation silencieuse contre la violence policière, les commentateurs reprennent en boucle le refrain :

 

« La police est définitivement hors de cause, car aucune trace d’éraflure due à un choc avec la voiture de police n’a été relevée sur la moto. »

 

 Ce qui veut dire en clair : si une trace avait été relevée, la police aurait été rendue responsable de la mort du jeune homme. Très éducatif tout ça :

Ne vous arrêtez pas en cas de contrôle routier, sauvez-vous !

 

Vous aurez la famille, les amis, les associations du coin et même les journalistes pour vous défendre. Et en cas de coup dur, ils seront présents pour pleurer le jour de vos funérailles.

 

§

24/10/2009

Une pensée qui n'a de libre que le nom (suite)

 

 

 Quelques mots encore à propos de la déclaration de la Fédération nationale de la libre pensée devant la mission parlementaire (Paris, 16 septembre 2009). On peut lire :

 

« Nous tenons à préciser que, pour les libres penseurs, il est indéniable que le port imposé de la burqa ou du niqab est un symbole de l’oppression. Mais en quoi le port de la soutane pour les prêtres, de la robe de bure pour les moines, de la robe et de la cornette pour les religieuses, du schtreimel, du spodik ou du caftan pour certains juifs est-il moins oppressif que le port de la burqa pour certaines musulmanes ? »

 

 Comparer le port de la soutane et celui de la burqa ? Je me demande s’il est nécessaire de relever cette méprise. Oh, et puis si, comme ça, pour s’amuser. La première est portée (de moins en moins, peu importe) par les prêtres catholiques, et non par les pratiquants de cette religion. Il en est de même des coiffes des religieuses qui d’ailleurs, ne cachent pas le visage. A notre époque personne n’oblige personne à entrer dans les ordres, donc à s’habiller ainsi.

 La burqa elle, est imposée. Soit directement par l’entourage, il y a souvent un fou de dieu dans les parages, grand frère, petit frère, parent, « ami », mollah de proximité, soit par la pression diffuse ambiante ou encore –pourquoi pas, passé un certain degré d’absurdité, au-delà des bornes il n’y a plus de limites comme disait un ancien président- par choix. Mais alors là, on risque le hors sujet, je pense à ces femmes qui par désespoir amoureux entraient au couvent, au moins entre quatre murs elles voyaient clair.

 

 Un peu plus loin notre auteur place sur le même plan la burqa et les coiffes pour les juifs, le schtreimel par exemple qui est porté à Jérusalem pendant les fêtes et le sabbat, je me demande s’il est nécessaire de relever cette méprise. Oh, et puis si, comme ça, pour s’amuser. Quel rapport entre les deux ? Un signe ostentatoire d’appartenance à une religion ? La kippa, oui. D’ailleurs, elle est interdite dans les écoles. La burqa, habit religieux ? Ca se discute, les avis sont partagés. L’essentiel n’est pas là : les porteuses de la burqa ou ceux qui la font porter revendiquent une appartenance religieuse, ça oui. De la façon la plus réactionnaire qui soit, en exhibant sur la place publique leur mépris du sexe féminin. Rendez vous compte : on est en train de discuter pour savoir si le fait d’imposer aux femmes de se promener visage découvert est une atteinte aux libertés démocratiques ! Ainsi bon an mal an, l’islam avance. Par la provocation, et en poussant le bouchon le plus loin possible, on sème le doute, tout en sachant qu’une frange appréciable de l’opinion soit :

 

-         se désintéresse du problème ;

 

-         n’ose rien dire, se rendant compte qu’on va vers un affrontement qui risque d’être douloureux pour tout le monde, et chacun aspire à la paix ;

 

-         laisse faire sciemment, car tout ce qui s’attaque à la méchante démocratie capitaliste est bon pour le moral… et –dans la lancée- peut ouvrir l’appétit et faire avaler d’autres dogmes ;

 

  Je me demande même si, faute de combattants (la jeunesse ouvrière se faisant rare), certains groupes extrêmes ne cherchent pas, à séduire une nouvelle clientèle, en particulier dans les banlieues. Grave.  La religion ne serait plus l’opium du peuple ?