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18/01/2012

De la discrimination acceptable entre les citoyens

 

« L’Etat chrétien exige pour la jouissance de certains droits la condition de la religion. Il ne suffit pas qu’une personne soit ressortissante de cet Etat. Et rien d’étonnant à cela car l’Etat est libre de la réglementation de la jouissance juridique des citoyens… L’Etat chrétien considère le critère religieux comme la base de discrimination acceptable entre les citoyens en ce qui concerne certains droits, en raison de la qualité chrétienne de l’Etat et du fait que ce droit empêcherait de violer les normes du christianisme. Or celui-ci exige pour la jouissance de certains droits la condition de l’appartenance à la religion chrétienne. »  

 Ben dis donc, ça va jaser! Sûr que le MRAP et SOS-racisme vont monter au créneau. Une déclaration de l’aile droite tendance dure de la fraction jusqu’auboutiste des fondamentalistes catholiques favorables au rétablissement en France d’une monarchie de droit divin ?   

 Mais non, c’est un jeu ! Remplacez « chrétien » par « islamique », « christianisme » par « islam », « religion chrétienne » par « islam », et vous avez sous les yeux une idée –en négatif-  du statut des non-musulmans (dhimmis) en pays musulman. (1) Voici donc ce qu’il fallait lire : 

« L’Etat islamique exige pour la jouissance de certains droits la condition de la religion. Il ne suffit pas qu’une personne soit ressortissante de cet Etat. Et rien d’étonnant à cela car l’Etat est libre de la réglementation de la jouissance juridique des citoyens… L’Etat islamique considère le critère religieux comme la base de discrimination acceptable entre les citoyens en ce qui concerne certains droits, en raison de la qualité islamique de l’Etat et du fait que ce droit empêcherait de violer les normes de l’islam. Or l’Islam exige pour la jouissance de certains droits la condition de l’appartenance à l’Islam. » 

 Ouf ! Pardon de vous avoir fait peur, vous les francs-tireurs combattants du multiculturalisme, il n’y a toujours pas en France d’exigence particulière et surtout pas religieuse pour accéder à la citoyenneté. Et contrairement à certains pays musulmans où la construction des églises est interdite (Arabie Saoudite, Yémen), nos élus vont poursuivre la construction de mosquées en contournant allégrement la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. 

 Chez nous, les chrétiens pourront toujours se convertir à l’islam sans tomber sous le coup d’une condamnation pour apostasie. 

 Et pendant ce temps, dans un silence de cathédrale c’est le cas de le dire- scrupuleusement respecté par les médias français, les chrétiens d’Orient sont persécutés, ceux du Nigeria massacrés. Sur France-info, quand on évoque les « événements » dans ce pays, on parle de conflits interethniques, ou interreligieux. On ne dit pas que les attentats meurtriers sont commis par des islamistes, autant que possible on évite le mot dans lequel figure les cinq lettres islam. On dit : la secte Boko Haram. Au nom de Dieu clément et miséricordieux, chuuuuuuuut ! On pourrait froisser les cinq millions de musulmans qui sont déjà, tout le monde le sait, farouchement persécutés dans notre pays.

 

§ 

 

(1) extrait du livre de l’Egyptien A.K. Zeidan : « Le statut des dhimmis en pays d’Islam » (1963) cité par Œuvre d’Orient, Les chrétiens de France au service des chrétiens d’Orient, juillet-août-septembre 2010, n°760, p.366.

 

18/11/2011

Un candidat à l'élection présidentielle déclare:

 

« Je ne souhaite pas une baisse de la notation de la France… »

 

 Admirable. Enfin un homme politique responsable. Bien que fermement ancré dans l’opposition et concurrent déclaré de l’homme en place, il souhaite le succès de la France, succès que l’adversaire ne manquera pas de mettre à son propre compte. Etonnant.

On pouvait supposer que l’opposition souhaiterait un approfondissement de la crise mettant en lumière l’incapacité du président en place à la surmonter. Contre toute attente, nous avons affaire à un homme qui a le sens des responsabilités. Une carrure d’homme d’état si la crise s’approfondit. Dans le cas contraire, le président sortant restera en place au sommet d’une France dynamique, travailleuse, prospère, préparant pour ses enfants un avenir radieux d’amour et de paix. 

Mais si la note baisse ? Il faudra passer l’oral. Et là, on peut faire confiance à monsieur Hollande.

 

 §

 

08:48 Publié dans étrange | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démagogie

16/07/2011

Le jour du quatorze juillet

 

  

 La musique qui marche au pas cela ne me regarde pas. Voilà ce qu’au fond de moi je pense, comme beaucoup de gens pour qui l’armée c’est pour faire la guerre, c’est des violences, des viols, des meurtres, des morts, de la détresse. Le jour du quatorze juillet, bien avant d’entendre la chanson du poète, je restais dans mon lit douillet. Des millions de français n’ont pas attendu le discours pacifiste d’écologistes en campagne pour savoir où mènent les défilés militaires. 

 Seulement voilà. Ces mêmes personnes qui brocardent les défilés militaires ont souvent une conception étrange du pacifisme. J’ai encore en mémoire les slogans de ces manifestants qui hurlaient contre l’installation des fusées américaines Pershing en Allemagne. A quelques kilomètres de là, du côté est, des SS 20 soviétiques, ils ne disaient mot.  

 Quand les troupes soviétiques écrasaient dans le sang les révoltes des peuples hongrois, polonais ou allemands de l’est, certes, les écologistes n’existaient pas encore, mais leurs maîtres à penser n’occupaient pas les boulevards à Paris. Pire, ceux qui en France s’indignaient de voir des ouvriers, des étudiants, des gens épris de liberté réprimés sans pitié par la force des armes et des chars d’assaut, étaient raillés et accusés d’être des agents de l’autre camp. 

 On accuse les forces de l’OTAN de semer la mort en Afghanistan, on était moins bavard quand l’armée rouge occupait le même pays. Ce n’est pas tellement qu’il y aurait de bonnes guerres, et d’autres mauvaises, mais ce sont les belligérants qui sont à maudire ou à excuser selon les cas, surtout selon l’opinion. 

 Quand le terrorisme commet trois mille meurtres en un jour, qu’il promet le paradis aux assassins, qu’il s’en prend aux peuples, aux femmes, aux chrétiens, les discours pacifistes sonnent creux. Aussi creux que ceux qui, le 6 juin 44, auraient appelé à la paix. La paix pour qui ? Pour les nazis ?  

 La paix pour qui, aujourd’hui ? Pour les terroristes ? 

 Pacifisme, d’accord. Mais partout et toujours.  

 

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